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 What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE

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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Mer 10 Déc - 16:33





    Il existait des journées comme ça où rien n’allait, où tout se retournait contre soi comme si Dieu, la destinée ou l’univers, peu importait les croyances, vous disait en toile de fond qu’il aurait mieux valu que vous soyez resté couché bien au fond de son lit, que c’était l’endroit le plus sûr pour vous dans la cité entière. Mais même encore dans ce lit, Susanna ne s’était pas sentie en sécurité. Encore des cauchemars. Encore ces visages impassibles. Ces gens qui se laissaient mourir à petit feu, sans réagir. Ils ne parlaient pas, ne manquaient pas, ne faisaient plus rien, ils ne pensaient même plus. La jeune scientifique les suppliait de parler, de faire quelque chose, un acte désespéré mais rien. Toujours rien. Son réveil apparut comme le sauveur de cette angoisse latente et récurrente. Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ce genre de rêve et était bien trop consciente de son subconscient pour savoir que ce ne serait pas non plus la dernière. Mais pour autant, est-ce qu’elle devait aller consulter les matricules médecins ? Rien qu’à cette pensée, elle frissonna sans pouvoir s’en empêcher. Il en était hors de question. Elle préférait tomber malade plutôt que d’aller consulter pour un rhume, alors parler de ses secrets enfouis, de ses angoisses latentes avec un étranger qui apprenait tout de vous par un geste, un regard, un mot malencontreusement choisi plutôt qu’un autre. Jamais.

    Et si seulement, cette bien piètre journée s’était arrêtée là. Mais non, le sort s’était acharné sur elle. La matricule chercheuse s’était assoupie sous la douche et n’avait pas eu le temps de déjeuner avant de foncer à son laboratoire. Où, une fois de plus, elle ne parvenait pas à faire avancer ses recherches. Elle ne comprenait pas. On lui avait pourtant affirmé qu’elle était plus intelligente que la moyenne, elle comprenait tant de choses et tant de solutions s’imposaient à elle sur tel ou tel problème. Mais là, rien de ce qu’elle tentait n’aboutissait à quoi que ce soit. C’en était tellement frustrant qu’elle commençait à désespérer et à se demander si elle était réellement utile à SHIVA. Comment les remercier de l’avoir sauvé ? Bien sûr, elle ne se souvenait de rien mais elle avait entendu des rumeurs folles sur l’extérieur. Ces sauvages qui vous mangent vivants. Qui se parent de votre peau. Qui vous … non elle ne préférait ne même plus y penser pour éviter que ses mains ne tremblent trop.

    Et comble de malheur lorsqu’elle arriva à la salle de sport – sa bouffée d’oxygène quotidienne – il ne semblait pas y avoir le matricule Soldier, -M118S-. Une des raisons fondamentales pour sa venue en ces lieux. Non, ce n’était pas pour se sentir étrangère et moins encore à sa place qu’ailleurs parmi tous ces Soldiers parfaitement entraîné. Non, ce n’était pas uniquement parce que courir lui permettait d’évacuer la tension accumulée pendant sa journée de travail. Non, ce n’était pas seulement parce qu’ainsi elle n’avait plus besoin de faire fonctionner ses méninges en se demandant si tel protoxyte n’entrerait pas en inadéquation avec les cellules souches humaines et conduirait inévitablement l’individu à la paralysie complète. C’était également pour apercevoir la coupe de cheveux soumise à caution de cet inconnu, étranger qu’elle avait pourtant l’impression profonde de connaître. Un peu comme si c’était ainsi et pas autrement. Un peu comme tout depuis qu’elle était à SHIVA s’était imposé d’office à elle et lui venait secouer un peu tout ça. Ce qui était parfaitement ridicule. Elle ne lui avait jamais adressé la parole concrètement. Oh, bien sûr, elle avait trouvé le courage de demander si tel tapis était libre ou à quelle heure fermerait ce soir la salle. Mais avant ces quelques mots, c’était un long débat intérieur qui avait déchiré son for intérieur. On aurait presque dit une écolière prise en faute devant son premier béguin amoureux. Ce qui était parfaitement ridicule. Elle ne l’avait jamais été. Ou du moins elle ne se rappelait jamais l’avoir été.

    Alors c’était sans doute à cause de tout ça. Et parce qu’elle avait toujours cet horrible cauchemar qui traînait ses limbes autour de son esprit. Qu’elle changea quelque peu ses habitudes. Ou peut être parce que la salle était quasiment vide, que le ridicule ne la tuerait pas, qu’elle avait besoin d’exprimer sa colère de la journée et que ce sac était libre. Après avoir couru pendant ses deux heures habituelles, elle était pourtant au bord de la fatigue. Du moins c’est ce qu’elle croyait. Mais lorsqu’elle laissa tomber sa serviette et qu’elle ferma les poings pour venir les marteler sur le lourd sac de sable devant elle, la jeune femme découvrit qu’elle avait encore des ressources en elle, qu’elle ne s’était pas totalement dépensée et cette découverte lui redonna plus d’ardeur. Bien évidemment, le sac ne bougeait pas plus d’un demi millimètre avec ses bras fins et chétifs mais au moins, elle frappait. Frappait. Frappait. Jusqu’à oublier la peur enfouie de l’extérieur. La colère de faire du sur place. La déception de voir qu’il n’était toujours pas là. Mais lorsqu’elle eut terminé, loin de se sentir soulagée, la douleur était encore plus profonde qu’avant. Elle s’était juste déportée sur ses mains. Mince. Il fallait peut être mettre des gants pour frapper dedans, non ?

    « Aïe. » ne put-elle s’empêcher de pousser lorsqu’elle tenta d’ouvrir en douceur ses doigts endoloris aux articulations rougies. « Ils ont bien choisi de ne pas te mettre chez les S, ma pauvre fille. » poursuivit-elle en murmurant pour elle-même.

    Assise contre le ring de boxe, elle grimaçait encore, se demandant s’ils étaient cassés et si elle devait aller voir les matricules médecins. Mais de une, elle détestait aller les voir et de deux elle allait devoir leur expliquer comment c’était arrivé. Pour une Brain, ça laissait planer un doute sur son sublime intellect. Comble de malchance et histoire d’en rajouter une couche sur cette somptueuse journée amorcée, elle sentit plus que ne vit une personne s’approcher d’elle et de ce fichu et stupide sac de sable. Finalement il était venu. Bien joué ma fille. Le ridicule ne tue pas, certes, mais il peut faire très mal.

    « Normal. » soupira-t-elle en haussant les épaules avant de rependre en se redressant, le champ libre. « Pardon, vous en avez besoin ? »

    De toute façon, elle en avait terminé avec ce stupide sac. Ou plutôt, c'était lui qui en avait fini avec elle et il avait largement gagné la bataille.


Dernière édition par Susanna J. -F119B- le Sam 3 Jan - 18:16, édité 1 fois
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Heatcliff B. -M118S-

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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Mer 10 Déc - 22:34

    Ce matin-là était un des plus banals de la vie du matricule M118S. Il avait mis le réveil dans les environs du lever du soleil, donc vers 5h00. Il sautait du lit, -même si il détestait cela, pour filer se doucher. Après une brève toilette, il retourna dans sa chambre pour s’habiller. Le choix ne se posa pas, il avait entraînement dans quelques minutes. Une fois vêtu, il vêtu il s’y rendit en sautillant légèrement.

    Là-bas, le Soldier supérieur n’eut pas beaucoup de scrupule à les pousser à bout, étant âgé d’une trentaine d’année, il ne cessait de dire « Courage bande de fainéant ! Dans deux heures et quarante trois minutes, ce sera du passé. ».. C’était bel et bien, plus facile à faire, nom de dieu ! Même si tous ses co-équipiers étaient déjà fatigués, le beau jeune homme quant à lui commençait simplement à s’amuser. Il savait d’une certaine manière, que ce n’était pas ses limites, que les siennes étaient encore bien loin de cela, comme si il pouvait courir deux heures sans éprouver le moindre besoin de pause. Ce n’est pas très étonnant, vu que depuis 6 ans, maintenant il court plusieurs heures par jour.

    Être un Soldier, c’était le rêve pour M118S. C’était comme sa passion, même si il respectait les Brains, il n’y avait pas sa place, son QI était vers les 100, donc loin des 180 de moyenne, aussi les Essentials, il les appréciait, mais il ne se serait jamais assez dépensé, et pour ce qui est des Talents & des Agents, ce n’était pas sa tasse de thé. Pour lui c’était doublement gagnant : - En premier, il pouvait sauver tous ces gens si parfait de SHIVA. – Et en second, il pouvait se défouler, il pouvait évacuer ce stress qui hantait souvent ses pensées, même en n’ayant pas forcément de raison nécessaire.

    Les trois heures d’entraînement intensifs terminés, il rigola à la vue des autres, particulièrement au matricule F118S. C’était une jeune femme, blonde, très mignonne, il s’avéra que l’homme en question la fréquente très régulièrement –travail oblige. Il l’apprécie fort, même si parfois ses avances incessantes le tracassent énormément. De toute manière il avait quelqu’un d’autre en tête.

    Ses trois heures au jeune garçon ne lui suffisait pas, il avait besoin, encore et encore de s’évacuer, particulièrement aujourd’hui. Il avait passé une sale nuit, et le matricule -M099S-n’avait cessé de le perturber de plus belle avec ses sous-entendus ‘originaux’. Y aurait-il réellement un monde cruel en dehors ? Aurait-on réellement été enlevé ? De quoi ? Pourquoi nous ? Il n’en avait aucune envie d’y réfléchir, et il n’était même pas en certitude pour certifié ses sous-entendus à la noix. Il préférait oublier.

    D’autres Soldiers lui proposa alors d’aller faire une petite partie de basket avec eux, mais il n’en avait aucune envie, il savait ce qu’il allait se produire : il allait les battre. Cela ne cessait, il était décidément meilleur qu’eux en sport, mais si eux aussi le battait sur certains points : la rapidité, l’agilité, ou d’autre, lui les battait dans le sport. C’était comme cela. Il avait décidé alors de partir pour aller s’entraîner lui tout seul dans la Salle de Sport, il adorait là-bas. C’était son entre.

    Lorsqu’il entra il aperçut une jeune femme, d’ailleurs il ne prit pas longtemps à la reconnaître, c’était F119B. Elle était brillante, et pas forcément très bonne en sport mais le beau jeune homme l’aimait bien, depuis quelques temps, elle se rendait à la salle ce qui illuminait les journées du garçon. Cela le mettait de meilleur humeur, de cette sorte, il pouvait lui montrer ses exploits, de quoi il était capable. D’ailleurs, il aimait bien montrer son charme devant la jeune dame. Elle lui plaisait c’était sûr, il avait l’impression de la connaître depuis son enfance, mais c’était impossible. Logique. Même lui pouvait en déduire cela !

    Il s’approcha de la jeune femme, afin de pouvoir l’observer de plus belle, essayer de graver ses formes, son visage dans les moindres détails. Il rigola intérieurement, avec du mal, lorsqu’il s’aperçu qu’elle était à bout de force, et qu’elle s’était fait mal avec le sac –il avouait lui-même qu’il n’était pas très aisé de le manipuler ce satané sac.

    « Oh non c’est bon, je n’en ai pas besoin, de toute manière je ne comptais pas m’entraîner avec ce sac. »

    Tout d’un coup, il ne savait plus quoi dire ; c’était elle la plus intelligente d’entre les deux. De quoi pouvait-il parler ? De son entraînement, cela ne l’intéresserait probablement pas le moins du monde. Peut-être faudrait-on qu’on parle de robe pendant qu’on y est. Mais, il ne songeait même pas à ce qu’elle portait un quelconque intérêt futile à ce genre d’occupation. Tout d’un coup, il eut une sorte d’idée. Enfin, pour lui adresser la parole, ou pour la pousser à ne pas quitter la salle. D’ailleurs, lui-même avait envie de connaître la réponse.

    « Alors, qu’est-ce qui vous amène ici, F119B ? »

    C’était amusant, car pratiquement aucun matricule autre que les Soldiers, mis à part les Agents venait ici. C’était un peu le refuge de son parti.
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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Jeu 11 Déc - 20:12

    Et cette voix. Elle lui en retira des frissons qu’elle tenta de contrôler en vain bien évidemment. Cette voix grave et profonde qu’elle avait pu entendre par le passé – et par là elle entendait un passé proche et précis datant par exemple de la semaine dernière – mais qui ne s’était jamais destinée vers elle. Et quant bien même ce qu’il lui disait n’était pas de l’acabit des matricules Talent, elle s’en fichait. C’était la plus belle mélodie qu’elle ait jamais entendue. Et elle se sentait stupide de rentrer dans un tel mélo pour un type qu’elle connaissait à peine. Elle n’était pas parvenu à s’investir auprès de n’importe quel individu de sexe opposé et voilà qu’elle avait un béguin pour un matricule différent du sien auquel elle n’adressait jamais la parole, qu’elle ne faisait que croiser et surtout qu’elle n’était sensé jamais avoir rencontré. C’était bien évidemment un peu plus qu’un béguin, déjà comme si elle était profondément attachée à lui. Seulement, ce n’était pas convenable, ce n’était pas dans l’ordre des choses de réagir ainsi et ce n’était pas ce que la majorité des personnes faisaient. Elle l’avait bien compris. Alors, elle se persuadait que c’était un banal béguin, un truc qu’on oublie vite et qui vous permet des palpitations et des joues rouges lorsque l’objet du désir est dans la pièce. Elle prenait le parti d’ignorer les grands huit que faisait sont estomac lorsqu’elle plantait son regard sur la silhouette élancée et nerveuse du matricule soldat ; le sang qu’elle sentait poindre à ses lèvres qu’elle mordillait dès lors qu’il commençait à parler et s’il se mettait à rire … elle faisait semblant d’être toujours en vie malgré que son cerveau explose en feux d’artifice multicolores.

    « Oh, d’accord. » répondit-elle, se sentant un peu bête.

    De toute façon, pour un peu plus ou un peu moins de bêtise, vu comme elle était partie, ça ne ferait pas une grande différence. Ils restèrent ensuite un peu bête, chacun dans son silence buté, sans trop savoir que dire. Elle sentait son cœur chavirer tandis que son cerveau d’habitude si brillant s’apparentait à une sorte de mollusque de l’époque Paléolithique et ne trouvait aucun sujet de conversation sur lequel embrayer pour l’empêcher de s’éloigner et faire que ce moment dure encore quelques minutes, quelques secondes et elle pourrait mourir heureuse. Fort heureusement, il coupa court à sa torture mentale – non pas la météo, trop banal et il fait toujours beau – et elle contint un énorme soupir de soulagement alors qu’elle se redressait parce que c’était tout de même plus courtois. Elle fut agréablement surprise en découvrant qu’il connaissait son matricule. Instinctivement, elle porta une main à sa nuque pour la passer sur cette inscription depuis longtemps effacée. Cela faisait tellement d’années qu’elle était là.

    « Euhm. »

    Elle ne pouvait pas décemment dire la vérité. Elle aurait été encore plus ridicule que quelques minutes auparavant et s’il y avait bien une personne avec laquelle, elle ne voulait pas être ridicule, c’était bel et bien le matricule –M118S-. Alors elle lui resservit ce qu’elle avait lancé aux matricules agents lorsqu’elle avait demandé un abonnement à la salle de sport :

    « Je sais. Qu’est-ce qu’un matricule Brain fait dans l’antre de la sueur et des capacités physiques ? » Elle haussa les épaules, s’interrogeant par la même. « Mais ça me fait du bien de venir ici. Après avoir travaillé pendant des heures au labo, c’est un peu de vacances que de venir ici et de courir, se vider la tête totalement. » Elle se mordilla la lèvre inférieure, se sachant prête à commettre une bourde. Mais elle était comme elle était et la bourde arriva, une fois de plus. « Et puis il faut dire que le spectacle est agréable. »

    Ces derniers propos auraient pu passer comme une lettre à la poste, si elle ne les avait pas prononcé sans pouvoir se détacher du regard hypnotisant et magnétique du jeune homme qui se trouvait juste en face d’elle. Heureusement qu’elle eut assez de présence d’esprit pour revenir un tant soit peu sur ses propos et limiter la casse. Il avait sûrement des tonnes de filles à ses pieds, elle n’avait pas l’intention de se rajouter à la liste. Ce n’était pas son genre. Cela ne l’avait jamais été en 12 ans d’existence. Elle n’allait pas commencer aujourd’hui.

    « Je veux dire. C’est intéressant à observer pour nous ce genre d’activité physique quand on travail sur l’humain. Ca permet de mieux l’appréhender dans sa globalité plutôt que de passer son temps à la passer au microscope et le réduire à l’état de cellule. Et je vous admire en plus. Vous êtes tous tellement fort et maître de votre corps. Je crois que je serai totalement incapable de parvenir à tuer un ver de terre. » termina-t-elle en plaisantant joyeusement, se sentant étrangement à l’aise.

    Ne devait-elle pas se sentir un peu plus fébrile ? Pourquoi était-elle si bien avec lui alors qu’il l’avait jusqu’alors totalement impressionné en secret ? D’où lui venait ce sentiment que quelque part, il y a longtemps, ils s’étaient connus ? Etait-ce ceci le sentiment de vie antérieure ?

    « Mais vous ? Vous devez déjà vous entraîner toute la journée ? Vous ne préféreriez pas sortir boire un verre plutôt que de venir être le malencontreux témoin des exploits piteux d’un matricule B ? »
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Heatcliff B. -M118S-

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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Jeu 11 Déc - 22:22

    M118S n’était pas le genre de Soldat ayant des frissons dès qu’il s’adressait à une jolie fille. D’une certaine manière, c’était courant à Shiva. Pourtant avec elle c’était différent. C’était comme un premier amour, et cela c’était nouveau pour lui –ou non, qui sait ? Pourtant il était encore un peu trop sûr de lui pour faiblir au premier toucher, et il ne tremblait pas dès qu’elle prenait la parole, mais c’est parce qu’il se retenait. L’effet du son de sa voix résonnait comme une mélodie harmonieuse dans sa tête, il essayait encore et encore de graver dans sa mémoire la forme de son visage, ses traits.

    Cela le rendait nerveux : il avait horreur de se sentir inférieur, ou non-dominant. En tout cas, il essayait de ne point montrer ses faiblesses, en se contentant de sourire comme fait un enfant ayant commis une bêtise, ou un bon menteur. Il passa sa main dans ses cheveux, il était un peu stressé, par peur de dire une ânerie, par peur de la faire partir folle de rage, il aimait bien sa compagnie, c’était comme, s’ayant parlé trois fois dans leurs existences, faisaient d’eux des amis de longues dates.

    Il cacha un rire dans un petit toussement, lorsqu’il vit que la jeune matricule était gênée. Il n’y avait aucune honte, tout les matricules ne faisaient 5 heures d’entraînement intensif, elle, elle s’occupait de faire des découvertes, lui c’était la protection de tous ses habitants. C’est sûr qu’il devait être intimident, avec sa tenue de Soldiers –commune à tous. Un pantalon noir, avec un tee-shirt moulant les muscles parfaitement de l’homme, assorti avec les armes en cas d’attaque –d’ailleurs en sa compagnie, on ne pouvait avoir peur d’être attaqué.

    Le brun n’était pas à sa place, il ne savait pas ce que c’était de rester plusieurs heures d’affiler devant une machine entrain d’observer des cellules. Mais, d’un certain point il était claustrophobe. Il avait peur de l’enfermement en longue durée, là la raison qui le pousse à courir, où à « s’évader » à l’aide du sport ou autre. Il ne savait pas ce que l’on ressentait, mais probablement qu’elle appréciait cela, sinon elle se serait débrouillé pour changer, tel était sa logique.

    « Je suis d’accord, moi aussi j’adore venir ici, afin de me relaxer, de me détendre. »

    Malgré qu’ils soient totalement opposé, ils avaient un point en commun : Ils aimaient être ‘libre’, avoir la possibilité de respirer, de se défouler. C’était agréable. Le spectacle était agréable ? Etait-ce de la drague ? Probablement, en tout cas c’est ce qu’il espérait, cachant fortement le doute qui somnolait en lui, aimait-elle seulement le décor, le fait de voir la verdure ? Même si il était fier, dire merci ne lui coûtait rien, et au pire il dira qu’il disait merci aux noms de Soldiers…

    « Euh, merci. »

    Tout d’un coup l’assurance du Soldier prit un coup, c’était pour des découvertes scientifiques, c’était ce qui ennuyait pas mal M118S. Les racines carrées, ainsi que la physique chimie, et pire de tous : les sciences nat –par contre il adore le français. N’était-elle donc pas capable de tuer un ver de terre ? Il ne la croyait pas, tout le monde en était capable. Il rigola à cette espèce de blague…

    « Mais! Voyons je ne vous croie pas, je suis sûr que vous êtes en mesure de tuer un ver de terre. », pourtant la jeune matricule n’avait pas l’air de plaisanter. Alors il reprit son souffle en essayant de dire quelques termes scientifiques dont il n’avait pas le secret. « Au pire, il doit bien y avoir un produit capable de le tuer en moins de 10 secondes, je vous mets au défi… »

    En tout cas il fut heureux de l’entendre dire qu’elle l’admirait, lui. C’était lui qu’elle admirait. Bon, peut-être plus son apparence que son intelligence, mais il n’en savait rien. Il se contentait de l’entendre dire des compliments à son égard, cela lui suffisait amplement. Une chose était sûr, il était drôlement à l’aise comme si c’était du déjà-vu. Peut-être étaient-ils mariés dans une vie antérieure ? Problème : M118S ne croyait pas à ce genre de fait, comme quoi on a des vies antérieurs, et tout le tralala . Il se contenta –comme à son habitude, de continuer à sourire, et il le faisait très bien. On aurait pu dire un robot même !

    Avait-il envie d’un verre ? Quelle question. Non, il avait envie de se reposer, enfin, de continuer à s’entraîner c’est ce qu’il aimait. Faire des heures et des heures de sport afin de ne plus pouvoir bouger, c’était son truc. Il avait même réfléchit à ce qu’il avait prévu de faire : 1 heure de rameur, après 1 heure 30 de jogging, et après il n’y avait encore pas pensé. Puis, il réfléchit. C’était elle, F119S qui l’avait invitée. Elle, qui hantait ses rêves depuis plusieurs nuits, il ne pouvait refuser, et encore une raison : l’envie de la fréquenter dépassait ses envies de sport. Il lui sourit.

    « Un exploit, j’adore les observer! Mais, l’idée d’un verre ne me déplait le moins du monde, ce serait avec le plus grand plaisir, mademoiselle ».

    De toute manière, même si ça aurait été F118S il n’aurait pas refusé, c’était dans ses habitudes : être galant. Oui, quelqu’un comme lui était galant. On y croit pas la première fois… Il s’essuya le front, et rangea dans son sac noir –encore et toujours du noir ; sa serviette et sa bouteille d’eau. Passant le tout sur son épaule, il adressa un sourire à la jeune femme.

    « Je suis prêt, F119B. Alors, si je t’en emmenai dans un coin typique des Soldiers, ça te tenterai ? Ou sinon on peut aussi se rendre autre part, à toi de choisir, je te laisse l’embarra du choix. »

    Il parla avec une telle aisance qu’on pourrait croire qu’il la connaissait depuis longtemps, ou au mois qu’ils étaient amis, mais ils ne s’étaient parlés que très rarement. Une situation amusante, on peut dire ! C'est pour dire, sans s'en rendre compte il l'avait tutoyée.
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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Ven 12 Déc - 17:54

    Elle ne comprenait toujours pas la raison pour laquelle elle était aussi paisible à ses côtés. D’habitude, quand elle parlait à des inconnus de sexe masculin ou même qu’elle connaissait ne serait-ce que légèrement, elle était toujours mal à l’aise, parlait peu, évitait leur regard et tâchait de se faire la plus petite et insignifiante possible pour ne pas attirer leur attention sur elle. La plupart du temps ça marchait et elle n’ignorait pas les rumeurs qui couraient sur son compte à cause de cette attitude, malgré ce qu’Ezechiel tentait de lui cacher. Mais étrangement avec ce matricule soldat, elle se sentait elle-même, semblable à ce qu’elle était au quotidien. Joyeuse, rieuse, légère, parfois un peu étourdi et le plus souvent une grande débiteuse de stupidité sensé faire rire. Et c’était sans doute la raison pour laquelle il la troublait tant. Jamais jusqu’à présent, elle ne s’était sentie aussi … c’était stupide à dire mais elle ne le disait pas après tout, elle ne faisait que le penser … aussi complète.

    « Je pense qu’il existe des produits en effet, rit-elle joyeusement, mais il n’y aura aucune gloire là-dedans. C’est quand même un peu plus prestigieux de le faire grâce à son seul physique plutôt que d’utiliser des lois chimiques. »

    Comme d’habitude, lorsqu’elle se sentait aussi à l’aise avec quelqu’un et jusqu’alors c’était réservé à Ezechiel, elle fit une petite moue amusée et ses yeux se mirent à pétiller de malice. C’était tellement bon de parler finalement avec lui. Ce n’était pas si terrible que ce qu’elle pensait. Elle ne s’était pas évanouie. Son cœur avait eu quelques ratés surtout lorsqu’il lui adressait de pareils sourires, à elle, rien qu’à elle. Mais elle avait survécu et de la plus jolie des manières qui soit. Pourtant, histoire de faire acte de sécession avec ce qu’elle venait d’affirmer en pensée, ce muscle s’accéléra subitement jusqu’au bord de l’explosion et le rouge tomate envahit ses traits jusque là paisible lorsqu’il accepta le verre qu’elle avait proposé en plaisantant, persuadée qu’il déclinerait l’invitation. Ca l’avait surprise même que ces mots aient dépassé ses lèvres et que ses pensées se soient formulées tout haut avant qu’elle ait pu faire quoi que ce soit. Mais au final, ce fut une bonne surprise et quant bien même, elle espérait profondément que sa bouche ne lui fasse pas un mauvais tour si la conversation se prolongeait car il y avait fort à parier que s’il continuait de la regarder avec ses yeux là, les pensées qu’elle avait allaient irrémédiablement se tourner vers des choses interdites aux enfants.

    « Susanna. Je m’appelle Susanna. » se présenta-t-elle finalement en tendant la main vers lui.

    Elle avait toujours préféré appeler ses amis – bien peu nombreux évidemment – par leur prénom. Le matricule, elle le réservait aux personnes qu’elle ne connaissait pas ou peu, ses collègues de travail ou pis ceux qu’elle n’aimait pas et réciproquement. Mais elle considérait que malgré sa grande utilité car il dévoilait plus sur vous que votre prénom, le matricule était une identité et on ne sympathisait pas avec les identités mais avec les personnes.

    « Avec plaisir. Un coin typique des Soldiers serait pas mal. J’aime découvrir les choses cachées. » répliqua-t-elle malicieusement. Le tutoiement s’était soudain imposé d’office entre eux, comme si cela faisait un bon millier d’années qu’ils se connaissaient et c’était l’impression fugace mais bien réelle que la jeune matricule ressentait. Avaient-ils eu une vie avant ? Ou était-ce une simple connaissance en rêve ? Elle se mordilla la lèvre inférieure comme elle le faisait à chaque fois qu’elle s’interrogeait sur tel ou tel domaine. « Mais je ne vais pas faire tâche ? »

    On la regardait déjà bizarrement lorsqu’elle arrivait à la salle de sport avec son uniforme entièrement blanc qui la définissait aussi bien que son matricule. On allait penser qu’elle ne se contentait pas de son statut au sein de la société et surtout qu’elle n’avait strictement rien à faire avec des matricules S. Qu’y avait-il de plus antinomique que les S et les B ? Tout les opposer. Le physique parfaitement maîtrisé des Soldier contre l’intelligence surdimensionnée des Brains. Bien sûr cela ne signifiait pas qu’un matricule S était stupide, au contraire puisque tous les habitants de SHIVA étaient parfaits. Ils étaient intelligents, juste un peu moins que les Agents et les Brains. Et ces derniers n’étaient pas des personnes au physiques ingrats incapable de soulever une altère car trop occupés à leur bureau mais juste qu’ils avaient des capacités physiques réduite eu égard à la maîtrise des Soldiers. Le monde de SHIVA était parfaitement ordonné et même si chacun était égaux, il était plutôt mal vu de venir secouer toute cette belle organisation par classe. Susanna était le matricule idéal en ce qu’elle obéissait toujours aux règles et ne faisait jamais de vague, s’efforçant de satisfaire à tout ce qu’on demandait d’elle. Mais elle était également un être humain qui se laissait souvent guidé par ses émotions.

    « Il faudra que je te rende la pareille ? » murmura-t-elle en lui souriant doucement. « T’amener dans le quartier B ? »

    Et voilà qu’ils n’avaient pas encore pris ce fameux verre ensemble. Qu’ils ne s’étaient pas parlé depuis moins de cinq minutes que la jeune femme avait déjà décidé qu’ils se reverraient. Parce que maintenant qu’ils avaient franchi l’étape – enfin surtout elle, il était peut être juste courtois – il n’était plus question de revenir en arrière. Et surtout, parce qu’elle était incroyablement à l’aise et sereine en sa présence. Et c’était un sentiment qu’elle n’avait pas du tout l’intention de laisser s’échapper.

    « Alors quel est cet endroit mystérieux où toi et tes matricules se retrouvent ? J’imagine un lieu sombre avec des chaînes au mur et des flammes. Je me trompe j’espère ? » plaisanta-t-elle joyeusement en se mettant à marcher à reculons pour parler en face à face de son interlocuteur.
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Heatcliff B. -M118S-

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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Sam 13 Déc - 0:55

    Lorsqu’on parlait physique à M118S c’était comme lui parler des dernières tendances culinaires : il n’y comprenait rien –c’était un littéraire. Il avait lâché les Sciences ainsi que les mathématiques faire l’âge de 15 ans, dès que les difficultés avait fait surface. N’aimant pas se montrer faible, il essayait de cacher son manque de connaissance en se passant la main dans ses cheveux ; il aimait qu’on le complimente sur son apparence, mais lorsqu’on en faisait trop cela le gênait. Cette fois-ci il s’abstenait de lui redire merci : cela allait probablement la mettre mal à l’aise elle aussi. Evitons.

    Susanna, étonnement cela ne l’étonna pas. C’était comme si ce prénom, lui était écrit en gros sur le front, ou alors qu’il le connaissait déjà. C’était comme si il l’avait déjà entendu ça : Heatcliff Susanna, Susanna Heatcliff. Certes cela sonnait mieux que Heatcliff Cléophée, Cléophée Heatcliff, ce qui lui fit drôlement plaisir. Susanna, c’était un beau nom, harmonieux en plus. Le sien, Heatcliff, était un nom plus « américain ». Mais il l’aimait bien, en plus il était original, ce qui lui faisait doublement plaisir.

    « Enchanté Susanna, moi c’est Heatcliff. »

    C’était une des premières fois qu’il disait son prénom, comme cela. Il devait y avoir que quatre personnes au courant, ici : Son Médecin, M099S (Gavin), ainsi que F118S (Cléophée). Non cela faisait même que trois, c’était elle la quatrième. Elle était la quatrième. Son nom c’était quelque chose qu’il aimait bien gardé. Puis, M118S ; cela disait déjà beaucoup de chose sur lui : c’était un homme et un Soldier. Pas la peine d’en savoir beaucoup plus, enfin. Son médecin le savait grâce à son bulletin, mais cela ne le gênait pas le moins du monde. M099S, il lui avait dit tout seul, à partir de quelques mois, ils se connaissaient, c’était d’ailleurs lui qui avait fait le premier pas pour lui annoncer le sien. Tandis que F118S, l’avait quasiment harcelé pour connaître son prénom –tout cela subtilement. Il avait terminé par lui avouer.

    Il positionna son bras de sorte à ce que une main d’une dame puisse s’accrocher (bras dessus dessous.), en acceptant avec un regard béat la main de la ‘Susanna’. Il toucha sa peau qui était douce, douce comme une peau de bébé. Cela lui fit de l’effet, mais il ne le laissait pas les montrer –trop fier. Ils se dirigeaient petit à petit vers la sortie, en réalité ils avaient bougé de 3 cm. Il réfléchit où il pouvait bien emmener Susanna. Il ne pouvait tout de même pas lui faire découvrir la salle de tir, ce n’était pas bien. Il savait que beaucoup de Soldiers avec un petit coin de regroupement juste derrière la salle de sport, ce fut comme une illumination dans sa tête…

    « Tu seras déçue, on n’a pas de passage secret ici. », dit-il à la limite de l’éclat de rire, ce n’était pas drôle certes, mais c’était « un truc » de Soldier. Enfin, en se rendant compte de ce qu’il avait dit, il chercha à se rattraper, mais l’occasion s’y prêta, à la question de Susanna, il pouvait même y rajouter un compliment. « Ne t’inquiètes pas, on n’a rien contre les jolies filles ici. Et puis, si quelqu’un t’attaquerait, je suis là. ».

    C’était sa mission en tant que Soldier, mais en plus il le ferait avec une béatitude si c’était pour elle. C’était une situation amusante, c’est ce qu’il trouvait. Ce n’était pas dans ses habitudes d’être comme cela. De toute manière c’était différent avec elle, il le savait déjà. Comment, cela il ne l’avait pas encore découvert. Il réfléchissa en voyant comment elle était vêtu, toute blanche on saura directement qu’elle était une ‘Brain’, lui cela ne le dérangeait pas, et les autres non plus de toute manière.

    « Au pire, je peux te trouver un uniforme noir, il doit bien y en avoir ! »

    De cette manière, elle serait peut-être ‘mieux’ intégré. Enfin, si c’est ce qu’elle ressentait.

    Il s’imagina cinq secondes, étant vêtu de blanc. Portant des lunettes, et calculant. Il rigola à cette idée. Lui, étant toujours fourré dans la salle de sport ou sur l’herbe afin de lire un livre –en ce moment il était entrain de dévorer le livre de Tchékov. Mais, un peu de changement de lui fera pas de mal, cela, c’était sûr même. Allait-il se laisser transformer par une inconnue ? Il racontera cela à M009S, cela le fera bien rire !

    « J’avoue que cela me tenterai bien. » , en se rapprochant délicatement de l’oreille de la matricule brain, « Je serai un ange vêtu de blanc »

    C’était un clin d’œil à l’opposé de leurs uniformes. Lui, noir, elle blanche. On pouvait faire un autre rapprochement, auquel il n’osait penser : Lui, le démon qui tuait sans scrupule, et elle, la femme parfaite intelligente faisant progresser le monde. En tout cas, cela l’avait ravi à lui faire graver son sourire sur ses joues si parfaites : elle voulait qu’ils se revoient.

    Il se retint de rire à la remarque de Susanna, c’était donc cela, à ce que pensait les autres matricules : ils étaient des monstres ? De là à parler de flammes et de chaînes, c’était un peu osé. Tout de même ! Il eut un petit rictus. Déplaçant son bras, il attrapa la main de la belle brune, la fit marcher délicatement jusqu’à la porte de sortie. N’osant parler tout deux, il n’osait se retourner pour voir la tête de F119B, allait-il éclater de rire ou alors être triste ?

    Après quelques minutes de marche en silence, les voilà arrivé. C’était là le coin secret des Soldiers, -par chance aucun n’était là ils allaient probablement arriver c’était l’heure d’un espèce de « breakfast », auquel il n’appréciait guère se rendre.

    C’était une grande plaine, verte. Des arbres portant des fruits merveilleux les couleurs y étaient sublimes.

    « Voilà notre coin. Alors, tu es toujours effrayée par les chaînes et les flammes? »

    Celle-la, il n’a pas pu s’empêcher de la faire…



[OH MY GOSH, j'avais mis Flamme avec qu'un M TT]
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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Sam 13 Déc - 18:29

    Heatcliff … Ce prénom lui plaisait. Indéfiniment. Non seulement, il avait le mérite d’être beau et original tout comme son propriétaire mais qui plus est, il résonnait mélodieusement à ses oreilles. Et étrangement, il ne lui était pas totalement inconnu. Pourtant, elle était persuadée n’avoir jamais rencontré de matricule portant un tel prénom jusqu’alors. L’avait-elle lu quelque part ? Etait-il un personnage de roman qu’elle lisait lorsque le soir descendait sur SHIVA et qu’Ezechiel ne l’avait pas forcé à sortir pour boire un verre ? Ou l’avait-elle entendu dans une chanson qui passait dans les hauts parleurs installé un peu partout dans les rues de la ville, et qui laissaient s’échapper une musique douce et apaisante pour créer un cocon à l’encontre des habitants ? Il résonnait à ses oreilles, tournait en boucle dans son esprit sans pouvoir s’accrocher à un souvenir précis. Elle avait beau essayé de mettre un doigt dessus, elle n’y parvenait absolument pas. Toujours est-il qu’il allait parfaitement au séduisant jeune homme qui le portait. Elle n’imaginait pas, maintenant qu’elle le connaissait, qu’il ait pu revêtir une autre appellation. Et pour être tout à fait honnête, c’était tout de même plus séduisant que son matricule qui outre mesure n’était pas des plus laids, même pour une suite de chiffres.

    « Ravie. » répondit-elle chaleureusement lorsqu’il lui fit part de son prénom, cette sphère d’intimité que les matricules de SHIVA conservaient précieusement pour eux et leurs amis. Parce qu’en quelque sorte, ils étaient le seul élément qui avait un passé totalement extérieur à cet endroit. Même si elle n’y pensait pas beaucoup, voire jamais, et qu’elle faisait comme la plupart des résidants en niant les 12 premières années de sa vie, celle-ci n’ayant véritablement commencé pour elle que dans ce havre de paix, il était clair qu’elle avait dû vivre des horreurs à l’extérieur. Et le prénom de chacun était un témoignage indélébile du terrifiant monde extérieur où les charognards pullulaient.

    Le sourire déjà bien présent sur son visage s’élargit avec une délicate surprise qui émanait de ses yeux lorsqu’il lui présenta son bras qu’elle accepta avec un plaisir non dissimulé. Elle dût prendre une légère inspiration lorsqu’il posa à son tour la main sur la sienne et qu’ils amorcèrent une sortie digne de ce nom de la salle de sport. Le cœur emballé, elle se rendit alors compte que comme toutes les rumeurs, il ne fallait pas prêter attention à ce qu’on racontait sur les matricules soldats. Certes, il devait en exister des violents et des rustres mais pas plus qu’ailleurs et on pouvait très bien être un soldat et un gentleman ; tandis qu’elle était parfaitement bien placer pour savoir qu’il existait de vrais muffles chez les soi disants raffinés Brains. Pas de passage secret ? Susanna lui prodigua une petite moue faussement déçue, comme elle s’y attendait et qu’il venait de ruiner tous les espoirs de ses fantasmes de gosses avant d’éclater de rire joyeusement.

    « Pas de batmobile non plus ? »

    Elle se figea en fronçant les sourcils se demandant d’où lui venait une telle réflexion. Elle n’avait jamais entendu parler de ce genre de chose. Elle ne savait même pas ce qu’elle avait entendu dire par là. Qu’était-ce une batmobile ? Et pourtant, cette réflexion s’était imposée d’elle-même sans qu’elle puisse lutter. Elle secoua la tête, chassant cette mauvaise plaisanterie loin d’elle avant de reporter son attention sur son interlocuteur et de retrouver le sourire à ses propos. Elle dût rougir légèrement lorsqu’il la décrivit comme une jolie fille car elle sentit de la chaleur monter à ses joues de porcelaine et elle sentit sont cœur s’affoler à une allure qui aurait pu la conduire au bord de la crise cardiaque lorsqu’il lui murmura à l’oreille mais elle n’en montra rien et plus encore lui lança un regard mutin :

    « Mais l’habit ne fait pas le moine. On ne te l’a jamais dit ? »

    Il avait beau être vêtu de noir, elle le sentait au plus profond d’elle-même. Il avait beau être un matricule S et donc tout ce qui’il y avait de sanguinolent et de sombre à cet égard, elle le ressentait dans les tréfonds de son âme à un tel point que c’était comme une évidence venue d’elle ne savait où pour elle. C’était quelqu’un de bien, d’étonnement et de parfaitement bien. D’où tenait-elle cette affirmation ? Elle l’ignorait mais elle en était persuadée. Son intuition peut être. Plus que ça sûrement.

    « Par contre, les matricules B hommes sont très jaloux des beaux garçons. Il faudra peut être te déguiser ? Il pourrait verser du jus de pruneau dans ton café pour obtenir vengeance. » poursuivit-elle sur le ton de la plaisanterie. « Mais ça ira : on a tous les médicaments qu’il faut pour lutter contre. Je crois même qu’il y a une équipe qui est en train de travailler sur une formule pour décrypter les pensées négatives des autres. »

    Vieille blague de labo qui n’avait bien évidemment aucun fondement et l’espérait-elle aucun vérité. Même s’il était réduit et qu’elle n’y pensait pas la plupart du temps, elle avait lu dans les livres fournis le jour de son entrée à SHIVA que ce qui les différencier des gens de l’extérieur, outre leur perfection, était leur intelligence et leur libre arbitre. Quelque chose dans le genre.

    « J’aime ta conception des chaînes et des flammes. » souffla-t-elle en observant le paysage qui s’offrait à eux. SHIVA bien évidemment était toujours parfaite en tout point et elle offrait à ses habitants des lieux d’une époustouflante beauté mais celui-ci lui coupait l’herbe sous le pied si elle osait l’expression. Ce chatoiement des couleurs au sein des arbres qui émaillaient le vert émeraude des plaines était tout simplement un pur délice qu’elle pensait n’avoir jamais pu voir jusqu’à présent. C’était donc ça le coin secret des Soldiers ? Tellement éloigné de ce qu’elle avait imaginé mais tellement plus attrayant. Ses yeux tentèrent d’accrocher le moindre détail des environs pour les graver dans sa mémoire et faire que cet instant soit toujours bien présent dans son esprit même lorsqu’il sera éloigné. « C’est magnifique. » Elle reposa à nouveau son regard perlé d’étoiles sur son interlocuteur et lui demanda malicieusement. « A chaque seconde qui passe, tu me surprend davantage. » Sans plus attendre, elle se laissa tomber par terre, s’asseyant pour laisser courir sa main sur les herbes douces, ne prêtant pas attention aux tâches éventuelles que cette nature bienveillante pourrait faire sur son uniforme blanc et qui justifiait le fait que les matricules B n’étaient pas connus pour leur penchants à l’égard de la nature. « Depuis quand est-tu à SHIVA ? » Elle voulait tout savoir de lui, même ce qu’il ignorait.
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Dim 14 Déc - 20:56

    Une batmobile ? Mais oui, ce mot disait bien quelque chose à M118S. Comme un vague souvenir, comme une voiture noire ! L’image se faisait très brièvement dans sa tête. Il n’en avait aucune idée, il n’était pas fan des voitures –sachant que celle de Shiva ne sont pas très « neuves ». Enfin, c’était bizarre, il voyait très rapidement, comme une ombre, une voiture qui touchait pratiquement le sol, c’était invraisemblable. Il n’y en avait pas comme cela à Shiva, c’était, nouveau. Mais, il ne préférait pas y penser, à quoi cela servirait-il. C’était probablement un film. Enfin non, un dessin d’un Talent. Ils en faisaient vraiment des tordus des fois.

    « Non non pas de voiture de sport. »

    Voiture de sport ? Qu’est-ce qui clochait dans sa tête, ça n’existe pas ! Les voitures qui existent sont des voitures un peu 4x4. Vraiment parfois, on se le demande ! Enfin, il se concentra sur la jeune demoiselle, portant le doux prénom Susanna. « L’habit ne fait pas le moine », certes. Mais c’est pourtant comme cela qu’on l’identifie. Et c’est encore plus le cas à SHIVA. Chacun à ses couleurs la journée, et même le soir on peut imaginer qui est qui. Le bleu correspondait à la tranche des Talents, le gris aux Agents, le blanc était réservé aux brains, tandis que le beige & vert étaient pour les Essentials. Voilà, après pour les soirées c’était un peu plus difficile sachant que les formes & couleurs varient, mais bon avec un peu de jugeote on le devinait –si ce n’est que par le physique ou la tenue.

    En revanche, il avait beau tenté de se souvenir de qui lui avait dit cette phrase, il ne s’en souvenait pas le moins du monde. Ce n’était certainement pas M099S, ou F118S qui lui avait dit, ce n’était pas leur genre. Il entendait cette phrase dans sa tête. Il écoutait le ton de la voix, on aurait cru entendre, la sienne.

    « A croire que tu me l’avais déjà dit ! », dit-il sur un ton amusé .

    Il fut encore une fois de plus bien heureux d’entendre de la part de la Brains qu’il était beau, même si il le savait –c’était même la raison de sa venue dans cette ville parfaite, c’était différent lorsque c’était elle, cela paraissait tellement plus, sincère ? Si, un seul Brains tentait de mettre du jus de pruneau dans son café –il en avait littéralement horreur, il aura affaire à lui. « Une chose est sûr, je ne vais pas me laisserai pas faire ! », et rigola pour accompagner celui de F119B.

    La science était vraiment folle, inventer un produit pour détecter les pensées négatives d’autrui ? Qui voudrait cela ? Cela pourrait détruire la tête de n’importe quel être trop gentil. Blessé par les commentaires intérieurs d’autres êtres, parfois cruels. Cette fois, il ne comprenait pas l’intêret, qu’est-ce qui Shiva irait montrer le côté mal des gens ? Ou serait-ce alors pour s’avoir qui fallait-il purifier pour arriver encore plus à la pureté. Enfin, bref.

    « Je n’ai pas besoin de me déguiser, je me défendrai au pire. », assura-t-il avec une mimique angélique.

    En plus que ce lieu inconnu par tous sauf par les Soldiers, était déjà en beauté, mais avec le soleil éclatant de cette journée, cela l’était encore plus. Encore plus merveilleux, on voyait les rayons de soleil se refléter dans le vert forêt de l’herbe, on apercevait les fleurs entrain d’éclore. C’était un paysage éblouissant. Cela lui plaisait, et donc, lui aussi. Il sortit une petite phrase, comme si il était vainqueur, vainqueur d’il ne sait quoi, mais vainqueur.

    « Eh oui, comme tu peux t’en apercevoir, les Soldiers ne sont pas que des brutes épaisses, ils aiment aussi les beaux endroits ! »

    Cela l’avait probablement surpris, surtout si elle croyait réellement qu’il y avait dans l’antre des S, des flammes et des chaînes comme un rite de magie noire. C’était tout le contraire. Ce qu’il adorait, c’était venir ici afin de lire un livre que Shiva lui avait envoyé.

    Elle aussi, le surprenait beaucoup, en tant que réponse il ne fit que sourire, mais c’est vrai, il était intrigué par cette jeune femme, il ne la connaissait que de vue, et il la considérait déjà comme une amie. Elle était belle, drôle et intelligente. La femme idéale pour lui. Elle était même imprévisible, et différente. Elle était douce, tout en ayant rarement peur –ou alors elle cachait extrêmement bien son jeu. Il hésita à lui rétorquer « Mais toi de même », mais il ne prononça rien, c’était inutile, le silence était tellement apaisant à certains moments.

    « A shiva ? Depuis 6 ans. »

    Tout d’un coup, il se questionna intérieurement comme si une phrase d’elle avait la puissance de le déstabiliser, il n’y avait jamais pensé. Cela voulait dire, qu’il avait six ans ? Qui étaient ses parents ? Avait-il des parents ? Il n’y avait jamais pensé depuis cette question. Ou alors, il n’y prêté attention. Puis, l’envie soudaine de vouloir en savoir plus d’elle fut très rapide.

    « Et toi, Susanna, depuis quand es-tu à Shiva ? T’y plais-tu ?

    Lui, c’était donc depuis 6 ans, depuis six ans il avait ouvert les yeux, dans cet univers merveilleux, la première personne qu’il avait rencontré c’était son médecin. Et la vie suivit son cours, il grandit, se développa. Il fit des opérations, il vivait le jour au jour, profitant de chaque jour à son plein. Avec des hauts et des bas. C’était heureux. Et elle, s’y plaisait-elle, à Shiva ? Etait-elle heureuse d’être une Brains ? Il avait, soudainement envie de tout savoir sur elle. De pouvoir lire dans ses pensées, que pensait-elle de lui ?


[C'est un peu de la merde cette réponse, j'en ferais une mieux la prochaine fois ]
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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Lun 15 Déc - 0:05

[Meuh qu'est ce que tu racontes ? Elle est géniale !! I love you ]

    Voiture de sport ? Pourquoi ce mot la fit tiquer ? Elle ne parvenait même pas à se représenter ce que pouvait être une telle chose. Peut être que c’était dans un film qu’elle avait entendu ça. Peut être était-ce dans un des livres d’histoires dont elle avait tourné les pages avec indifférence pendant son éducation à l’université de SHIVA. Elle ignorait d’où lui venait ces petits instants de flottement. Elle avait tout oublié de sa vie d’avant à tel point qu’elle avait même du mal à envisager qu’il y avait eu un avant. Pour elle, sa vie n’avait véritablement commencé qu’à l’intérieur de SHIVA, lorsqu’elle avait ouvert les yeux peu de temps après le processus. Un moment traumatisant quand elle y repensait encore de temps à autres. Elle ignorait si elle avait des bons souvenirs que ce processus avait effacé à tout jamais. Elle en doutait sérieusement étant donné ce qu’on lui rapportait de l’extérieur. Comment pouvait-il y avoir quelque chose de bon dehors ? Même des souvenirs. C’était impossible. Une chose était sûre. Il y avait certains aspect qu’elle aurait souhaité oublié depuis son arrivée à SHIVA et pour ce faire, elle n’était pas contre un petit passage dans les laboratoires d’insertion. Son réveil brutal par exemple, elle pouvait très bien s’en passer. Les rêves qui l’assaillaient de temps à autres et qui provenaient tout droit de l’université. Stupides enfants qui se narrent les plus horribles atrocités pour se jouer de la nouvelle vie qui les attendait. Ou encore -M059B-. Non seulement, elle n’était pas contre de l’oublier mais surtout que lui l’oublie et lui lâche un peu la grappe. SHIVA n’était-elle pas sensé contenir les meilleures personnes, les plus parfaites qui soient ? Alors comment ce mesquin individu avait-il pu traverser les mailles du filet ?

    « Si ça se trouve, on se connaissait à l’extérieur. » ajouta-t-elle sur le ton de la plaisanterie.

    Malgré le ton qu’elle avait employé et le sourire qui illuminait ses traits, elle ressentit au plus profond d’elle-même que quelque chose clochait dans ses paroles. D’où cela lui venait-il ? En temps normal, elle ne pensait jamais à ce qui avait été le passé à l’extérieur. Elle en parlait encore moins. Mais à ses côtés, c’était comme différent. Tout semblait avoir une autre texture, un autre sentiment se mêlait à ceux qu’elle avait toujours connu. Elle se sentait comme … en décalage. C’était d’un ridicule. Elle chassa cette pensée d’un hochement de tête comme on se débarrasse d’un insecte gênant et reposa un regard plein de vie et de malice sur son séduisant mais non séducteur interlocuteur.

    « Leur ego en souffrira d’autant plus. Est-ce que tu nous laisseras quelques survivants tout de même pour que tout le travail repose uniquement sur les femmes ? »

    Elle fit une petite moue en employant le mot survivant. Un gros mot à en croire les Agents. On ne devait employer que les termes de nouveau arrivé pour décrire ceux qui arrivaient de l’extérieur. C’était davantage politiquement correct. Même si elle ne comprenait pas le mal qu’il y avait derrière un mot. Survivant. Sauvage. Guerre. Haine. Ils étaient bannis de leur vocabulaire depuis leur arrivée et tout juste si les livres les comportant n’avaient pas été censurés. Mais les mots ne pouvaient rien faire. Ils ne pouvaient tuer. Ils ne pouvaient rendre sourd. Pourquoi en avoir peur ?

    « Je n’ai jamais pensé ça ! » s’offusqua-t-elle lorsqu’il lui assura que les Soldiers n’étaient pas que des brutes épaisses. « En tout cas, je n’ai jamais pensé ça de toi. » Elle s’interrompit, s’apercevant de la bêtise qu’elle venait de faire en avouant à demi-mot qu’elle pensait à lui avant … avant maintenant. Depuis combien de temps ? Pendant combien d’heure par jour s’imaginait-elle sa vie ? Ce qu’il était. Ce qu’il faisait à cet instant présent. Avec qui il parlait. Avait-il quelqu’un à ses côtés comme elle aimerait y être ? « D’accord, c’est ce qu’on raconte mais entre ce qu’on entend et la vérité … » Elle haussa les épaules avant de rajouter sur un ton de confidence. « Tu savais que nous, les femmes étions en sucre et que nous n’avions besoin ni de manger, ni d’aller aux aisances. Et que si on avait le malheur de s’endormir, seul le baiser d’un prince charmant pouvait nous réveiller ? » Elle roula des yeux vers le ciel, donnant toute la mesure de ses sentiments à l’encontre de telles assertions avant de faire reposer délicatement sa joue contre sa main pour écouter la réponse d’Heatcliff. 6 ans. Il avait donc passé pas mal de temps dehors. Une chance qu’il n’en porte pas les stigmates tant externes qu’internes. Enfin, en apparence. Mais pour ce qu’elle avait pu voir à la salle de sport en lui jetant de petits coups d’œil en biais digne du meilleur des espions de pacotille, il était … parfait. « Tu te souviens de ton premier jour ? » Elle voulait tout savoir de lui, curieuse comme jamais. Soudain, il lui retourna la question, la faisant sursauter. Elle s’était rapidement habituée à sa voix douce et grave qui résonnait à ses oreilles.

    « Moi ? Ca fait … » Elle fronça légèrement des sourcils en se rendant compte du délai. « 12 ans. On m’a dit que j’avais 12 ans en arrivant alors … » Elle haussa les épaules en s’interrogeant sur le fait de savoir si elle se plaisait à SHIVA. La réponse était évidente pour tout le petit monde qui peuplait la cité idéale. Et nul n’ignorait que ceux qui ne s’y plaisaient pas faisaient un petit tour dans le quartier A et … et on ne les revoyait plus. Et puis de toute façon, ce n’était pas comme si elle avait quelque chose à quoi comparer SHIVA. « Je crois, oui. Enfin j’imagine qu’on ne peut pas être plus heureux comme nous le somme aujourd’hui. » Comme elle l’était à cet instant même, aux côtés d’Heatcliff. Elle avait tant rêvé cet instant qu’elle avait du mal à y croire. Allait-elle encore se réveiller en sursautant dans son lit et en râlant contre elle-même ? « Et toi ? Ca te plaît d’être Soldier ? J’imagine qu’il y a un bel esprit de camaraderie entre vous tous ? » Elle les imaginait déjà, plein de vie. Un peu comme les Brains mais en plus bruyants et plus terre à terre. Ca ne faisait pas rire tout le monde des plaisanteries portant sur du chlorure de potassium et une pipette.
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Mar 16 Déc - 22:38

    Le doute commençait à s’installer dans sa tête : c’était possible. En effet, ils se connaissaient probablement, chaque geste, chaque mimique, même sa voix lui semblait encore plus familière dès qu’ils se parlaient, dès qu’ils s’approchaient. Aucun flash black, rien, mais comme des bandes sonores passaient dans sa tête, des rires, et un bruit, un bruit qui semblait à un appareil des Essentiels –HJ : c’est un tracteur. Des rires, mais des rires de gamins. Cela n’éveilla pas les soupçons dans sa tête.

    « Ca se trouve », il hésita à lui dire le fond de ses pensées. Allait-elle mal le prendre ? Puis, il se dit, qu’autant être honnête. Alors, avec un air de sérieux, et un peu de rire, il rétorqua. « Cela ne m’étonnerai pas ! Comment dire, s’en est même amusant, chacune de tes mimiques, de tes expressions de là jusqu’à ton ton de voix me semble familière, drôle hein ? »

    Comment on dit : « après chacun ses blagues ». Ce genre-là c’était un peu celles d’Heatcliff. Des survivants ? Cela dépendait tout de même, comment ils allaient se comporter, en étant provocateurs, il n’y en aurait probablement pas, mais en insultant le jeune soldat par des termes scientifiques : ils ne se prendraient que leurs raclées de leurs vies. Il adressa un bref sourire à la belle brunette se trouvant à ses côtés. Et surtout, si ils souhaitaient prendre sa place au près de F119B. !

    « Tout dépend, tout dépend… »

    Il fut amusé par la réponse de la jeune femme, elle semblait gênée, comme si la demoiselle avait fait une erreur, mais elle n’en faisait pas : elle était nature. Elle était elle-même cela lui suffisait amplement. C’était quelque chose qui changeait en tout cas. Il murmura un bref « Je te crois. ». Puis il la laissa continuer son petit monologue, ce qui ne le gênait pas le moins du monde. Après tout, c’était agréable quelqu’un qui ne faisait pas bouche muette. Qui parlait de temps en temps, qui n’avait pas rien à dire.

    C’est vrai, il en avait entendu parler : les Soldiers avaient la sale réputation d’être agressif, d’être les plus proches du monde extérieur. Cela ne lui plaisait pas forcément, mais c’est vrai que parfois si on le taquinait trop, surtout sur « espèce d’extérieuriste ! » ; il répondait parfois par la violence. Il reprit son esprit, et écouta la suite de ce monologue. Cette histoire n’était donc encore une fois, pas tellement inconnue. –HJ : c’est la belle au bois dormant ? xD. Il répondit du tac au tac

    « Alors, cela c’était encore nous dans une vie antérieur ? », rétorqua-t-il sur le ton de la rigolade, c’était encore une fois de l’humour de Soldier –pitoyable. Il ne fallait donc pas en rajouter.

    Son premier jour ? Oui comme si c’était hier. C’était, quelque chose, qu’on ne pouvait oublier.

    FLASH-BACK


    [HJ : C’est le premier jour sur ma fiche, donc voilà tu n’es pas obligée de le lire Susanna Razz, je l’ai juste mis à la troisième personne pour que ca corresponde un minimum]

      Il se réveillait totalement livide. Pourtant avec une conscience, il ne savait ni qui il était, ni où il était ni comment il était arrivé ici. Lorsqu’il se leva, il aperçut une glace, un miroir, il s’y approcha, dessus il observa une personne absolument magnifique ! Oui c’est ça le mot MA-GNI-FI-QUE. Il était habillé avec une robe d’hôpital, mais il était tout de même resplendissant. Des cheveux bruns légèrement ébouriffés, un teint pâle, de beaux yeux verts. De plus cet homme inconnu avait des muscles prononcés, qui étaient sublime. Le jeune homme regarda autour de moi, il ne voyaitpersonne d’autre ! Il commença à se demander qui était cet homme-là, qui faisait exactement les mêmes gestes que lui, un par un. Au bout de quelques secondes il se rendit compte, que cet homme-là. C’était lui. Une porte grinça, il se retourna en sursautant.

      Enchanté Matricule -M118S-

      Il fut paniqué, il le dévisagea, en réalité c’était une femme. Très belle, certes, mais elle l’intriguait. C’était quoi ça : M118S ?! Elle comprit sa peur. Elle essaya de s’apaiser.

      Je ne vais pas te mordre, tu es un élu, M118S.

      Comment ça, un élu ?

      Tu as été choisi, parmi tant d’autres, car tu as un don. Tu es à Shiva ici. Tu fais parti de l’élite. Tu es une exception.

      C'est quoi Shiva? Qui êtes-vous?, si je puis me permettre…

      Un tas de questions s’entremêla dans sa tête. Il avait envie d’en poser plus de dix à chaque minutes. La jeune femme blonde, hésita, puis répondit.

      Tu poses trop de questions matricule M118S. Laisse-moi d’abord te dire le mien, je suis F024B, et je suis médecin ici. Je t’expliquerai tout plus tard, ne t’inquiètes pas. Repose toi, tu en as besoin !

      Bizarrement, sa voix l’apaisa, et il se calma instinctivement. Elle lui apporta une tenue des plus banales, et lui expliqua en vain Shiva. Il comprit, même si c’était bien trouble. Il aurait été créé pour ma beauté? Il ne savait rien, elle lui expliqua qu’il serait heureux ici, il fit comme si c’était le cas. Puis il ferma les yeux, pour les rouvrir dans les secondes qui suivirent.

      Vas-y, tu peux maintenant. Vas te promenez dans Shiva, va découvrir ce monde, ce merveilleux monde. Tu vas adorer!.

      C’est vrai qu’il était encore perplexe, il ne savait pas à quoi ressemblait Shiva... Elle, elle resta à l’intérieur de ce grand bâtiment, pendant que lui se promenant. En marchant dans les rues il apercevait des humains –s’ils en étaient, qui sait?. Ils avaient tous le sourire aux lèvres. Comme si ils étaient heureux. Peut-être l’était-il. Il s’approcha d’un homme, pour voir, pour tester. Parlait-il sa langue?

      Excuse-moi, tu t’appelles comment ?

      Moi c’est M564K, bienvenue à toi, je ne t'ai jamais vu par ici. Désolé je n’ai pas le temps de causer, j’ai rendez-vous. A bientôt !

      Il avait l’air pressé, le p’tit homme. Apparemment il parlait sa langue, il n’était donc pas fou. Il continua son chemin, il y avait un parc, un immense champ d’herbe, avec des fontaines, il restait bouche bée devant cette merveille architecturale. C’était beau, il aperçu même un écureuil sur le chemin, quelques pas après il vit des stades de sports, de baseball si le jeune homme déduisait bien les lignes. C’était agréable, pouvoir marcher. Pouvoir respirer l’air libre. C’était une naissance, voir une renaissance il n’en savait rien. Puis, son « médecin », revint vers lui, il se demanda un instant comment l’avait-elle retrouvé dans cet immense ‘Shiva’.

      Tu es nouveau ici, permets-moi te t’aider. Tu as 19 ans, tout d’abord. Tu es affecté dans les Soldiers, car en plus d’être beau, tu es très doué en sport, tu t’en rendras compte si ce n’est pas encore fait. Voilà où tu iras, ce soir..

      Elle lui indiqua un endroit sur une carte, il était passé devant tout à l’heure.

      Très bien, si tu as besoin d’aide, n’hésite pas à venir me voir, d’accord ?

      Euh oui, oui très bien.

      Elle partit comme cela. Lorsque la nuit commença à tomber, il se rendit dans l’endroit que le médecin lui avait indiqué. Il y trouva une chambre, ayant le stricte nécessaire ayant écrit dessus, M118S. Un matricule,son matricule.


    FIN DU FLASH BACK

    Il ne trouvait pas quoi raconter sur cette journée là, il n’y avait rien de bien palpitant. Il pourrait lui raconter réellement, mais tout d’abord il voulait savoir, pour elle, elle. Comment ça c’était passé.

    « Oui, oui je m’en souviens… », dit-il avec une voix, plutôt..

    Puis voilà, c’était au tour de la jeune femme de tout lui dire, lui dire comment était sa jeunesse. Il prêta une oreille attentive à son récit : il voulait savoir. Il sourit lorsqu’elle dit le mot « aujourd’hui », elle était donc heureuse à ses côtés. Quoi de plus agréable à entendre !

    « Les Soldiers ?! Je suis ravi d’être avec eux, pour moi c’est comme un honneur. Par exemple, je me sens utile, d’un autre côté, sans nous, vous serez peut-être attaqué, là. Et personne ne serait là pour te sauver. De plus, les Soldiers sont très sympathique, et pour la plupart, très agréable à vivre. Aussi, je suis assez proche de trois Soldiers : F124S, M099S ainsi que F188S, j’ignore si tu les connaît. En tout cas, oui ! On peut dire qu’il y a une sacrée ambiance ! »

    Il éclata de rire. C’était les trois personnes avec qui il était affecté, en tout cas pour le moment.

    « Et toi, dis-moi. Comment c’est passé ton premier jour ? »
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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Mar 23 Déc - 19:17

    Drôle ? Oui, ça l’était dans un sens. Celui où elle se sentait comme enfermée dans une complicité venue tout droit de nulle part et dans laquelle elle était si à l’aise que ça ne pouvait que lui poser des questionnements. Elle n’avait jamais été ce genre de personne comme pouvait l’être Ezechiel. Elle avait toujours tendance à être la fille un peu gauche, un peu timide face à des inconnus. Celle qui ne trouvait rien à dire de bien passionnant et qui pourrait rompre le silence tendu et gêné qui venait de se poser sur les personnes présentes, désespérément en quête d’un autre sujet à aborder ou alors d’une issue de secours à emprunter le plus rapidement possible. Il n’y avait qu’avec son meilleur ami qu’elle avait l’impression d’être totalement à l’aise. Jusqu’à présent du moins. Avec Heatcliff, c’était différent. Elle était encore plus en confiance et bien que lorsqu’elle se trouvait avec le matricule Brain. C’était quelque chose de tellement inhabituel pour la jeune fille mais pour rien au monde, elle ne souhaiterait y mettre fin. Elle avait même carrément l’impression que le temps, malléable, s’étirait et les enfermait dans une bulle de coton où le monde extérieur avait cessé d’exister. Un sentiment l’habitait et elle ne voulait plus jamais qu’il ne parte.

    « Oui, ça fait très mélo de dire ça mais … » Elle fronça le nez comme pour signifier qu’elle n’était pas très enthousiaste à l’idée de tenir de pareils propos. « Mais j’ai l’impression de t’avoir toujours connu. » Susanna haussa les épaules comme si cela suffisait à effacer ce qu’elle venait d’avouer. D’un certain côté, c’était plutôt gênant d’avouer ceci mais de l’autre, ce n’était que la vérité après tout et plus que n’importe quel habitant de SHIVA, elle tenait toujours à maintenir la vérité au dessus de toute chose, quitte à secouer les ébranlements des convictions des autres. C’était de toute manière son travail. La recherche de la vérité pour préserver l’espèce humaine de tous les types de cancer qui pouvaient le ronger. Au fil de ses recherches, elle avait développé une sorte de théorie qui n’avait absolument rien de scientifique. La plupart du temps, in ne tombait malade, gravement voulait-elle dire, que lorsque quelque chose nous rongeait de l’intérieur. Une punition divine. Un sombre secret inavoué. Une trahison qui se trouvait toujours sur le fil du rasoir. « J’ai l’impression d’être une de ces héroïnes à l’eau de rose comme dans les romans que mes camarades de classe se passaient sous le manteau à l’école. » poursuivit-elle en souriant légèrement.

    Certains sentiments, certains comportements étaient très mal vu à SHIVA. Et ce qu’on racontait dans ces romans ne participaient en rien à l’éduction des très chères têtes blondes qui composait la nouvelle manne de la génération de l’avenir. Il ne fallait penser qu’au travail et ne pas rêver au prince charmant même si cela permettait d’apporter un peu de rêve au quotidien qui allait s’avérer morne et monotone par la suite. L’amour n’existait pas. C’était juste une question de chimie, de phéromones qui du fait de leur absence ou de leur présence aveuglait ceux qui les contenaient et leur faisait croire ce qu’ils avaient envie de croire comme le fut un temps ces produits illicites qui avaient conduit à la dégénérescence de l’être humain et les avait conduit à se reclure dans la cité idéale. Seulement, cela avait beau être niais et mielleux, cela avait beau ne pas exister, il fallait croire que les jeunes filles en avaient autant besoin que de respirer. Et quant bien même Susanna, à l’époque, avait joué les fiers à bras, dans le tréfonds de la nuit, elle n’hésitait pas à chiper ces écrits pour les lire, planquée sous ses couvertures. Et à s’endormir en rêvant au jour où ce sentiment l’envahirait sans qu’elle ne puisse lutter contre. A croire que ce jour existait réellement, pensa-t-elle en souriant délicatement à l’encontre du matricule Soldier.

    « Non, je ne les connais pas mais je te crois sur paroles. » rit-elle légèrement. D’un certain côté, elle était heureuse de ne pas les connaître. Car de manière générale et sauf exception, lorsque vous aviez affaire aux matricules S, ce n’était pas pour le plaisir et parce que vous aviez faits quelque chose de mal. Voire que vous étiez mal vous-même. Eux et certains des matricules Agents étaient évités par tout une part de la population de SHIVA. Susanna n’était pas de cette trempe là mais elle avait toujours été trop sage, trop obéissante pour aller à la rencontre de ceux chargé de faire régner l’ordre quoi qu’il en coûte. Et surtout pour assurer leur sécurité. « Je crois qu’on ne vous remerciera jamais assez pour tout ce que vous faites en tant que matricule. » répliqua-t-elle en se mordillant la lèvre. « Que serions nous sans vous pour nous protéger ? » Certainement à six pied sous terre, le corps à moitié mangé par ces sauvages. Elle en frissonnait d’effroi rien qu’à l’éventualité. « Ca doit être tellement difficile. Je t’admire. » Il était tellement plus important qu’elle et son échec cuisant pour trouver la contre-attaque à une maladie qui ne semblait concerner personne pour l’instant. A quoi bon la gardaient-ils alors qu’elle ne servait strictement à rien ? Elle ne pourrait rien faire si jamais les sauvages pénétraient dans l’enceinte de la cité. Les Soldiers seraient leur seul rempart, leur seule défense. Elle ne concevait même pas la vie que devait avoir Heatcliff. « Ca doit être difficile ? » De se demander chaque matin s’il allait être blessé aujourd’hui, voire pire.

    « Ma première journée ? » Elle garda le silence quelques instants, repensant à ses impressions ce jour-là où tout avait commencé pour elle. C’était si éloigné que le tout était assez flou. Elle ne se souvenait de pas grand-chose étant donné son très jeune âge. Pour toute réponse, elle fronça très légèrement des yeux, observant le ciel au dessus de leur tête dévoiler son azur, comme si cela pouvait l’aider à rattraper ses souvenirs. Mais rien ne venait. Rien de bien précis et qui valait la peine d’être raconté. « J’étais très jeune alors c’est un peu flou. Je crois que j’ai eu peur au début. Le réveil a été assez brutal. Et tout était tellement nouveau que j’ai eu beaucoup de mal. Je me rappelle juste que c’est jour là que j’ai rencontré, Ezechiel. Mon matricule alter-Brain. Il était aussi perdu que moi mais sa présence m’a rassuré et le reste s’est bien déroulé je suppose. Puisque que je suis en train de te parler en ce moment même. » termina-t-elle dans un éclat de rire qui cachait la peur qu’elle avait en pensant à ce qui aurait pu se passer sans Ezechiel. Elle aurait tellement été paniquée que SHIVA aurait reconsidéré sa présence en son sein. Et quoi de plus normal ? Mais il fallait un certain temps d’adaptation à chaque nouvel arrivant. Alors qu’elle se perdait son regard auquel elle aurait pu restée accroché un millier d’années, si elle avait un tel temps qui s’offrait à elle, un bruit assourdissant se fit entendre avant qu’une joyeuse troupe ne se rapproche de l’endroit où ils se trouvaient. Le cœur de la matricule B ne fit qu’un bond et sembla au bord de la paralysie avant de reprendre une allure trépidante puis plus normale lorsqu’elle aperçut un groupe de gens dont la principale préoccupation semblait être de tirer en l’air. Visiblement, selon leur tenue, il devait s’agir de matricules S – qui par ailleurs s’amuseraient avec des armes ? – et immédiatement, Susanna se sentit comme sortie brusquement d’un rêve dont on l’avait arraché par la force. Pour la ramener à la réalité ? « Ils font souvent ce genre de chose ? » s’inquiéta-t-elle légèrement en promenant un regard anxieux sur la troupe qui s’installait à quelque pas d’eux avec ce qui semblait être des packs de bières.
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Heatcliff B. -M118S-

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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Ven 26 Déc - 16:35

    Ce jour ensoleillé particulièrement agréable était joyeux en tout cas pour lui, c’était comme si il y était habitué, comme si il arrivait à parler, parler parler. Pour être tout à fait honnête dans sa vie « antérieur », il vivait au texas = soleil accompagné de chaleur. Enfin, en tout cas c’était plutôt agréable : c’était réciproque. Cela pouvait même devenir envisageable d’être des âmes sœurs ? Pourquoi pas, il lui sourit. Il s’imaginait, lui, et elle comme des bébés qu’ils avaient aperçus dans des films –car il n’en a jamais vu des vrais pour le moment.

    Une héroïne à l’eau de rose ? Il avait déjà entendu ce terme dans certains livres, c’est en réalité une jeune femme, souvent belle comme une rose –justement, qui est, parfois un petit peu niaise. Et pourtant souvent les écrivains la décrivent avec tant d’amour qu’on l’aime. C’en était impressionnant, enfin pas pour lui, c’était ce genre de femmes qu’il aimait. Il trouvait cela plus agréable à vivre. Il ne voulait pas avoir une autre tête à affronter dans sa vie. Il aimait les femmes douces. Enfin, il ne pouvait que lui sourire. C’est même ce qu’il fut.

    « Une héroïne à l’eau de rose ? Sûrement oui. »

    Sur certains points, c’était sûr qu’elle pouvait l’être. Une fille plutôt intelligente, heureuse de vivre –en tout cas, présentement. Très jolie, et douce. De ce qui connaissait d’elle, c’était ce genre de fille. Le contraire de F118S : elle était plutôt rentre dedans, et violente. Mais quelque chose le tracassait, alors il reprit avec un charmant sourire en coin

    « Que veux tu dire par : « comme dans les romans que mes camarades de classe se passaient sous le manteau à l’école. » , Susanna ? »

    Etait-ce un terme pour désigner les personnes avec qui elle était allé au bahut afin d’apprendre lors de son arrivée, ou bien était-ce un film ? Et en plus, à Shiva on ne mettait que très rarement des manteaux.

    « Vous serez peut-être autre part, peut-être mélangé avec le monde de l’extérieur »

    Dit-il en rigolant, car certes. Personne ne connaissait le monde de l’extérieur. Est-ce que si les Soldiers ne seraient pas là, ils y auraient donc pas de Shiva ? Mais en réalité qu’était Shiva ? Un pays ? Un monde ? Il n’en savait rien. D’ailleurs il s’en fichait légèrement. Enfin c’est ce qu’il pensait. De plus que M099S ne cessait de lui mettre le doute. C’était étrange, surtout depuis qu’il la connaissait, c’était encore plus trouble…

    Elle l’admirait, elle l’admirait. Cette journée était définitivement une belle journée pour le jeune homme a la touffe brune. (HJ : petit clin d’œil pour toi ( : ). C’était agréable à l’entendre. A vrai dire, il risquait sa vie, certes mais le danger n’était pas très grand. Il n’y a eu qu’une fois, ou un danger a fait parvenir à shiva, il s’en est sortit, mais un de ses amis, lui n’a pas survécu.

    Est-ce qu’on pouvait juger cela « difficile ». Oui & nonnn, à vrai dire. C’était une question très complexe, ils s’entrainaient sans cesse, jours et nuits. Pourtant, tous les Soldiers eux étaient content. Ils aimaient cela, donc d’un certain point de vue c’était facile.

    « C’est une question bien complexe ! Tout dépend pour qui, par exemple pour nous c’est comme un jeu, on se lève quasiment tous les matins avec le sourire, parfois nous avons peur mais nous rigolons beaucoup plus régulièrement. Tandis, que, à mon avis, si on demande à n’importe qui d’autres enfin un autre matricule non Soldier, faire ce que l’on fait en une journée, c’est difficile. Enfin, me comprends-tu ? »

    Les explications, ce n’étaient pas son truc. Lui c’était plutôt démontré avec des gestes ou autre.

    Il écouta sa journée. Elle ne s’en souvenait plus, très bien. Mais qui était donc cet Ezechiel ? Etait-ce son « copain », son meilleur ami ? Son « frère » ? Etait-il beau ? qui était cet autre homme capable de la rendre heureuse ? Il sentit sa jalousie s’emparer de son corps, il essaya de se contrôler afin de ne pas lui poser une et mille questions. Une chance folle, d’autres Soldiers étaient arrivés.

    Ah il rigola. C’était des Soldiers qu’ils connaissaient : M254S, M564S et F552S. Ils formaient une petite bande bien à eux. Un peu exclusif certes, ainsi que violent. Il les salua de la main, ce qu’ils lui rendirent. Ils jouaient à un jeu de ‘Soldier’, vu que personne d’autres pouvaient se servir d’armes comme cela. Sauf, bien évidement eux. C’était un jeu très particulier, on prenait ses pistolets, les lancer en l’air, et on prenait une cible : brandille, ou autre. Bien sûr jamais de proie vivante. Il adressa un sourire à Susanna, et la prit par l’épaule, comme pour la protéger.

    « On peut dire ça, oui. Je t’avais prévenu, c’est un coin de Soldiers, il y a donc des jeux de Soldiers ! Veux-tu qu’on change d’endroit ? Cela ne me pose aucun problème »

    Car, oui il avait bien remarqué que la jeune femme avait légèrement peur, ou en tout cas était inquiète..
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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Dim 28 Déc - 22:31

    Le ciel est d’un bleu limpide. Le silence qui entoure les deux enfants n’est troublé que par le bruissement doux et léger des hautes herbes qui les entourent, dévoilant sous leur pied une vallée fertile qui porte ancrée en elle une histoire longue de plusieurs millénaires. Des hommes dont elle s’est gorgée de leur sang ont dû s’y battre. Des vaches ont dû la piétiner sans ménagement, se nourrissant en arrachant chacun des brins d’herbes environnants. Des adolescents ont dû y découvrir pour la première fois les délices nacrés d’une histoire à deux, la vallée leur offrant un nid d’amour secret. Mais pour l’heure, c’est de larmes que la terre avide se gorge.

    « Mais peut être qu’il est bien là-haut tu sais. Joe Di Marchio il doit lui apprendre plein de trucs. »
    « Di Maggio. »
    « Einh ? »
    « C’est Joe di Maggio. Et je veux qu’il m’apprenne des trucs à moi. »
    « Tu veux que Joe di Maggio il t’apprenne des trucs ? »
    « Mais nan. T’es nulle. »

    La petite fille se contente d’hausser les épaules. Elle n’a jamais rien compris à ces histoires de baseball. De toute façon, elle ne saisit toujours pas l’intérêt qu’il y a à frapper dans une balle avec un bâton en bois et de courir sur un carré. En y réfléchissant bien, aucun sport n’est digne d’intérêt. C’est globalement plus pratique d’apprendre qu’une lunule est une portion de surface délimitée par deux cercles non concentriques de rayons différents, formant un croissant de lune en forme de ménisque : convexe d’un côté et concave de l’autre. On se sert quand même plus dans la vie de tous les jours du théorème des deux lunules que du baseball.

    « De toute façon, le meilleur c’est Marc Magwar. »
    « Mark MacGuire. »
    « Einh ? »


    AUJOURD’HUI

    La même scène. Ou presque. Le même ciel. La même vallée à la différence qu’elle est plus entretenue. Et plus artificielle. Les enfants ont juste grandis. Ils ont juste oubliés aussi.

    « A l’école, à notre arrivée. Les filles les plus intrépides lisaient ces romans sous leurs couvertures. Je n’ai jamais trouvé l’intérêt dedans. Tu en lis un, tu les as tous lu. » Elle les avait tous lu. Mais plus par curiosité qu’autre chose. Elle avait toujours été une jeune fille pragmatique et terre à terre. Du moins, c’est comme ça qu’elle s’estimait. « Ou morts depuis longtemps. » frissonna Susanna en pensant à un monde sans Soldier pour les protéger. Les Brains avaient beau être intelligents face à une bête sauvage, il ne faisait absolument pas le poids. Tout au plus, son espérance de vie pourrait être de 20 secondes. Sans doute que c’était également le cas pour les autres matricules. Les Essentials avaient peut être la possibilité de durer une minute. Mais les autres n’avaient aucune chance. Plutôt que de chercher un vaccin contre les maux de la société, il lui était venu à l’esprit de nombreuses fois, la possibilité de créer un vaccin, un produit qui pourrait reconduire les sauvages vers l’humanité. Ils avaient été des êtres humains à un moment donné. Peut être qu’ils pourraient s’en rappeler un jour. Mais elle passait rapidement sur cette idée. Après tout, elle avait vécu pendant 12 ans à l’extérieur. Elle était douée de raison et remarquablement intelligente. Pourtant, elle ne parvenait à se souvenir de rien. Comment demander à un sauvage de se rappeler quand un humain ne le pouvait ?

    « Oui, je comprend. On s’y fait. Ou alors, on s’habitue assez rapidement. Chacun à sa place et chaque chose à sa place, je suppose. »

    Et au moment même de l’entrée bruyante et pour le moins fracassante des matricules Soldiers, Susanna se sentit le moins à sa place comme jamais. Mais dans le même temps, elle se sentait parfaitement bien. Avec Heatcliff, elle ne pouvait qu’être bien. La jeune femme était sincèrement ravie qu’ils aient enfin fait connaissance. Elle en savait plus sur lui désormais et ce qu’elle avait appris la ravissait jusqu’à présent. Aussi étrange que cela puisse être, il était exactement ce à ce quoi elle s’attendait. Et plus encore.

    « Non, non. C’est très bien. » Même l’extérieur avec lui serait bien. « J’espère juste qu’ils savent viser. Normalement vu leur matricule, ça devrait aller mais … les lois de la physique. » Elle haussa des épaules en souriant légèrement. Elle se mordilla les lèvres, légèrement frustrée avant de jeter un coup d’œil sur le soleil – était-ce réellement le soleil ou un astre totalement superficiel de l’œuvre de ses collègues Brains ? – se rapprocher inexorablement des montagnes qui semblaient vouloir manger le ciel de leur dent avide. Le petit moment qu’il partageait allait bientôt arriver sur sa fin à son plus grand désespoir. Mais … « Je me demandais … » débuta-t-elle, peu sûre d’elle-même. « … si … » Elle était stupide ou quoi ? « … demain soir, tu es libre ? » Voilà qu’elle se mettait à le rencarder ! On aurait décidément tout vu. Qui ne tente rien n’a rien. « C’est ma fête d’intégration. Si tu n’as rien d’autres à faire … » C’est surtout qu’elle avait très envie de le revoir et ne plus faire que se croiser à la salle de gym.


[On en rouvre un autre après ?]
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Heatcliff B. -M118S-

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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Jeu 1 Jan - 20:36

[avec plaisir. On voit ça par MP ?]
[c’est court, parce que l’inspi venait pas ce soir, désolé TT]

    Elle avait raison : et cela ne l’étonnait pas. Ce genre de livre, on en lisait un, et ensuite toutes les autres histoires se ressemblent après tout. Mais pourtant il aimait bien, c’était relaxant, apaisant même.

    « Car, cela fait rêver, non? »

    Il se rappela alors d’un de ses préférés, c’était une jeune femme, intelligente d’un milieu très aisé qui est tombée éperdument amoureuse d’un ouvrier. C’est tellement cliché que s’en est mignon. Bon, ce n’était pas non plus la lecture préféré du jeune soldier, hein ! Il aimait surtout les livres philosophiques, c’était plutôt ça son truc. Les histoires qui parlent de tout et de rien, de la raison, des idées des uns et des autres. Cela l’aidait, lui à comprendre les choses différemment.

    Le sourire de Susanna, même si il le voyait depuis tout à l’heure, était toujours aussi agréable à contempler, cela l’apaisait. Cela le rendait de bonne humeur. Comme on dit, le regard d’une femme peut rendre aveugle n’importe quel individu : cela faisait son effet sur le Soldier.

    « Je pense que tu as vu juste ! Exactement ça. Car, pour nous, ce que vous faites, vous les Brains nous parait extrêmement difficile. Réfléchir sans cesse, rester enfermé dans une salle pendant toute une journée, ainsi que d’autres multiples inconvénients, même si je suis prêt à parier qu’il y a des avantages, hein ! », accompagna un sourire de l’homme.

    Ces trois bonhommes là, étaient bon au tir, Susanna et lui, ne risquaient donc rien : tant mieux. Il lui adressa un sourire pour la réconforter « Ne te tracasse pas, ils font partis des meilleurs. ».

    Il resta muet afin que Susanna puisse poser sa question, en entier. Elle voulait le revoir, cette question ne pouvait que réjouir le jeune homme : cela la réjouit. Demain soir ? Il n’avait rien prévu, une chance. Par contre il n’avait aucune idée de comment se déroulait une fête d’intégration des brains. Car pour les Soldier c’étaient simple on s’habillait normalement et on se retrouvait. Mais, il voulait apprendre, il voulait connaître l’entourage de Susanna.

    « Ce serait avec plaisir ! En revanche, il va falloir que tu me donnes des petits conseils, je n’ai aucune idée de comment va se dérouler la fête d’intégration… Ce serait un honneur de t’y accompagner, en tout cas.
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Susanna J. -F119B-
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MessageSujet: Re: What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE   Sam 3 Jan - 18:15

    [pardon du post : j'ai la crève donc le cerveau fonctionne pas correctement]

    Le rêve. Elle n’avait jamais été une fille très portée dessus. Non, elle était trop cérébrale, trop terre à terre pour laisser son esprit s’échapper vers ce qui pourrait être dans le meilleur des mondes. Et de toute manière, elle faisait déjà partie du meilleur des mondes. Pouvait-il être plus parfait que ça ? Que ce moment en tête à tête avec Heatcliff comme elle l’espérait depuis ce jour où elle l’avait vu la première fois à la salle de sport ?

    « Je suppose que oui. Mais rêver, ça ne sert à rien. Surtout quand on a tout ce qu’on désire. » répliqua-t-elle si doucement qu’elle doutait que son séduisant interlocuteur l’ait entendu prononcé ces mots. Oui, elle avait tout ce qu’une jeune femme pouvait désirer. Une place bien à elle au sein d’un monde parfaitement établi avec ses codes et ses règles qu’elle appliquait à la lettre sans se poser de questions. Un métier qu’elle aimait puisqu’il consistait à améliorer le monde dans lequel elle vivait et œuvrer pour le bien de ce dernier. Et surtout des personnes avec qui partager cet état de bonheur. Des personnes pour lesquelles elle ressentait des sentiments divers et variés mais réellement profonds et sincères. Elle devait encore déterminer le nom des émotions que lui procurait Heatcliff. Elle s’en doutait mais n’était pas prête de l’admettre. Elle n’était tellement pas ce genre de fille. Et ce genre de chose était-elle faite pour elle ?

    « Oui, il y a des avantages, je te rassure. Puis ce n’est pas si terrible que ça. Surtout quand on est allergique à pas mal de choses dans l’air ambiant. » plaisanta-t-elle joyeusement en faisant une petite moue devant les brins d’herbes qui en avançant dans la saison libèreraient des pollens qui se feraient une joie de faire gonfler ses yeux et de planter des plaques rouges sur son torse et ses mains. « Améliorer le sort de l’humanité en fait parti. C’est un vrai bonheur de savoir que grâce à nous, à notre travail, telle ou telle maladie sera peut être éradiquée dans un avenir proche. » Elle réfléchit quelques instants à une pensée qu’elle venait d’avoir avant de rire doucement en la formulant à haute voix : « En fait, on se ressemble. Tu élimines les menaces présentes ; j’élimine les menaces futures. »

    Un déferlement de joie et d’excitation envahit la mesurée Susanna lorsque le jeune homme accepta son invitation et elle ne put le cacher. Un large sourire se dessina sur ses traits tandis que des éclats lumineux scintillaient dans le fond de ses yeux. C’était la première fois qu’elle invitait quelqu’un. Et surtout c’était la première fois qu’elle osait l’inviter lui. Celai faisait depuis 6 ans qu’elle souhaitait le faire. Mais lorsqu’on a à peine le courage de demander si le tapis de course est libre … « C’est une fête normale. Tu t’y amuseras. On sait aussi s’amuser chez les Brains !! » répliqua-t-elle joyeusement avant de se lever. « En tout cas, c’est très gentil de ta part. Tu n’imagines pas à quel point cela me fait plaisir. » Au regard de la rougeur de ses joues et du large sourire sur son visage, il devait s’en douter. « Je dois y aller mais on se voit demain alors. 20h ? Au Bar ? » Elle hésita quelques instants. Que devait-elle faire ? Serrer la main ? Hocher la tête ? Lui faire la bise ? La dernière option était celle qui la tentait assurément mais … oh et puis zut tiens. Elle se pencha et déposa un léger baiser sur sa joue, manquant de s’évanouir en sentant la douceur de sa peau contre la sienne, le parfum enivrant dans ses narines. « Ca m’a fait plaisir de finalement te connaître. Passe une bonne soirée. » Et avant qu’elle abandonne le courage de partir, elle s’éloigna en lui faisant un dernier signe de la main pour se diriger vers le quartier B. Quelle merveilleuse fin de journée, elle avait passer.


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What must we do to restore our innocence [Heatcliff] TERMINE
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