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 No more good guys [Juliette & I]

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Samuel C. -M448E-

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MessageSujet: No more good guys [Juliette & I]   Sam 20 Déc - 17:04

    Ce matin-là, Samuel Cullen ne s'était pas levé du bon pied. Au sens propre du terme d'ailleurs. C'était étrange cette habitude inconsciente qu'il avait de poser le pied gauche en premier. Et sans être franchement le genre de type à qui ces détails-là importaient, on pouvait dire que ça le mettait déjà en rogne dès le matin. Parce qu'à chaque fois, il se disait que le lendemain, il poserait le droit. Et bien sûr, inévitablement, c'était le gauche qui venait fouler le plancher. Ca l'agaçait assez sincèrement, même si c'était quelque chose de dérisoire. Mais en même temps, il ne fallait pas grand chose pour venir irriter Sam. Surtout à une heure aussi matinale.

    Mais aujourd'hui, il n'y avait pas que ça. Oh, non non. Il grogna encore un peu plus alors qu'il n'était même pas levé, juste assis en grommelant sur le bord de son lit. Il fallait bien reconnaître que la veille, il n'avait pas lésiné sur la boisson. Ca faisait un bon moment qu'il ne s'était pas pris une cuite pareille. D'ailleurs, il n'avait pas tant de raisons que ça de noyer son chagrin dans la bouteille. Personne n'était venu troubler son calme au ranch. Il avait fait une presque grasse matinée. Mais allez savoir pourquoi, une fois dans le centre-ville, devant l'enseigne d'un bar, il n'avait pu résister à boire encore. Et encore. Et encore un petit peu. Presque pour passer le temps. En tout cas, il n'avait pas fait attention aux doses, ni à son état. Et c'était un miracle qu'il soit rentré vivant jusqu'à sa chambre, sans interruption par un Soldier ou quoi que ce soit. Mais il en payait les frais maintenant. Il avait l'impression que les cow-boys en dessus de lui s'improvisaient une séance de country alors qu'il n'en était rien. Tous les bruits étaient décuplés, et il se prit la tête entre ses mains abimées dans un geste inutile. Il savait pertinemment que ça durerait la matinée, voir la journée. Raison de plus pour ne pas venir lui chercher des crosses!

    Il descendit avec toute la lenteur qui le caractérisait dans ses mauvais jours, et directement, ses camarades comprirent à son air qu'il valait mieux ne même pas lui adresser la parole. Ce qu'ils firent très convenablement, le saluant juste rapidement d'un geste. Il leur en était d'ailleurs reconnaissant, mais il l'aurait été encore plus s'ils avaient pu éviter de discuter entre eux. Ce boucan était insupportable, et il eut bien du mal à se concentrer sur son bacon. Qu'il ne prit même pas la peine de finir d'ailleurs, puisqu'il fila dehors pour avoir un peu de paix. Manque de chance, un lad maladroit vint l'escorter jusqu'à l'écurie en le bassinant de questions stupides. Il ne prit donc aucun gant pour l'envoyer paître. Qu'il aille se rendre utile au lieu de lui pomper tout son air.

    Et ce matin-là, Sam prit le temps de s'occuper de Sweetie, un jeune animal d'à peine six mois qu'il fallait habituer au contact humain. Il aurait pu se contenter de laisser ce boulot à un lad, mais décida qu'il valait mieux s'y coller lui même. La bête n'avait pas l'air très amicale, alors s'il commençait à la refiler à des garçons de ferme, le jour où il devrait la monter, ça serait un calvaire. Malgré son jeune âge, la pouliche était déjà d'une taille assez conséquente. Et son séjour la veille dans la prairie marqué sur sa belle robe grise. Il allait avoir du boulot, aussi alla-t'il chercher tout le matériel nécessaire pour la décrotter. Le tout prit du temps, étant donné que la jeune demoiselle était encline à jouer plus qu'à se laisser brosser. Après deux longues heures de patience et d'acharnement finalement, le poil de la pouliche brillait comme une petite merveille et elle semblait un peu plus câline envers Sam, qui se félicita de cet exploit. Il mit cependant plus d'un quart d'heure pour lui passer un licol afin de la sortir un peu.

    Dans le pré, les bruits ambiants étaient bien plus paisibles que ceux près du ranch et il profita de la balade une bonne heure, tenant bien près de lui sa nouvelle amie qui semblait se lasser de n'aller qu'au pas. Pourtant, il tenait ferme et refusait de la laisser filer, auquel cas il lui faudrait un moment pour aller la chercher. Mais au bout d'un moment, il en eut plein les pattes et rentra, dévorant au passage un sandwich. Il n'avait pas envie de s'attarder à la cantine si c'était pour entendre piailler autour de lui. La douleur dans son crâne ne s'était pas encore estompée. Quand il revint de sa pause déjeuner dans le foin, Daemon était scellé, comme il l'avait demandé. Il attrapa un chapeau pour éviter que le soleil au zénith ne lui tape sur la tête et attacha Sweetie à la selle de sa monture avant d'entreprendre une balade. La pouliche était impatiente, et Daemon se moquait pourtant bien de son envie d'avancer plus vite et obéissait sagement à Sam. Ce dernier se félicitait d'avoir aussi bien réussi à dresser son étalon favori, qui lui obéissait au doigt et à l'oeil désormais. Au final, aux alentour de deux heures, il fut de retour au ranch, et aperçut une silhouette familière appuyée contre la clôture.

    Oh non, c'est pas vrai...

    Pourtant, si. Il s'agissait bien de cette gamine fouineuse qui rôdait trop souvent autour de ses chevaux à lui. Il détestait ça, qu'on vienne se frotter aux animaux dont il s'occupait. Mais déjà, il vit qu'elle avait repéré Sweetie dont la robe brillait toujours autant que le matin. Pas de doute qu'elle allait venir à leur rencontre. Samuel lui lança un regard noir. Il craignait que la pouliche n'apprécie pas une caresse et se rebiffe. Et il n'avait pas envie d'une esclandre aujourd'hui. Juste qu'on lui fiche la paix.
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Juliette M. -F456T-

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MessageSujet: Re: No more good guys [Juliette & I]   Lun 22 Déc - 23:27

    *Tu y vas ? Non ! Tu restes ici et tu l’attends gentiment … Et s’il lui fait du mal ?! Non c’est hors de question tu y vas et tout de suite.*

    La frêle adolescente se fraya un chemin parmi tous ces gens qui se déhanchaient collés les uns contre les autres. Elle était venue ici pour boire et s’amuser avec sa meilleure amie, elles s’étaient amusées à draguer et parfois même aguicher quelques hommes qui les observaient avec attention. Cela dit Juliette refusait catégoriquement d’aller plus loin ! Elle s’était assise au bar en quittant la piste de danse pour boire un verre. Un homme vêtu d’un costume très élégant s’était vite joint à elle, il lui parlait énormément mais elle avait le regard fixait sur la fine silhouette de sa meilleure amie qui semblait beaucoup s’amuser … La comédienne n’avait pas envie de discuter avec cet inconnu ce fut quand il posa sa grosse main sur la cuisse dénudée de Juliette que la miss tourna la tête vivement en fronçant les sourcils d’un air interrogateur. Elle était persuadée de ne pas l’avoir aguiché celui-là ! Il n’était pas vraiment son genre … Très grand, imposant et il possédait ce sourire pervers qu’elle haïssait tant. La demoiselle posa sa main sur celle de l’homme et la prit doucement pour la faire quitter sa cuisse. Elle lui fit un petit sourire gêné et le rejeta avec douceur qui sait comment il prendrait la nouvelle !

    « - Je suis désolée … Mais je dois vous quitter ! »

    Elle se leva et marcha en direction de celle qui l’avait accompagnée ici, Juliette tenta de passer mais les gens étaient vraiment très dynamiques ce soir ! Ils dansaient tous en rythme et passer dans la foule était impossible. L’adolescente parvint à passer entre deux hommes qui dansaient ensemble et se planta sur la droite de cette fille. Elle avait envie de la prendre par le bras et de quitter vite fait le bar … Il fallait avouer que Juliette était assez paranoïaque ! Depuis qu’on lui avait dit qu’à l’extérieur les gens étaient des barbares complètement fous elle craignait que quelques personnes de l’élite perdent la tête elles aussi. La belle brune hurla de toutes ses forces pour que l’autre miss entende ses paroles :

    « - F174T j’y vais ! À demain ! »

    La jeune femme qui dansait se contenta d’acquiescer d’un bref signe de tête et se tourna vers l’homme contre qui elle s’était collée pour partager avec lui un long et tendre baiser. Juliette se retourna et prit son sac à main tout en se dirigeant vers la sortie. Elle remarqua au bar l’homme qui lui avait parlé quelques secondes auparavant, il ne vit heureusement pas qu’elle quittait les lieux. La demoiselle passa une main dans ses cheveux et laissa s’échapper un long soupire. Des soldats passèrent devant elle et elle leur adressa un grand sourire amical auquel ils répondirent par un petit signe de la main. Juliette regarda dans son sac à main … Elle y avait mit une petite bouteille de parfum et du maquillage. Être comédienne possédait ses avantages ! L’adolescente rentra chez elle et se dévêtit rapidement en se dirigeant vers la salle de bain. Une fois à l’intérieur, elle verrouilla la porte même si elle habitait seule c’était une habitude. Juliette ôta ses sous-vêtements et se glissa prudemment sous la douche. L’eau était froide et elle frémit pendant quelques secondes avant que l’eau chaude n’arrive enfin. La miss ne perdit pas de temps et en à peine une demi-heure, elle était prête à aller se coucher. Juliette avait fait très vite car elle était tout simplement exténuée ! Complètement morte de fatigue. La jeune fille s’allongea dans son lit et ferma les paupières plongeant instantanément dans des songeries étranges et presque effrayantes …

    Juliette se réveilla en sursaut, elle avait rêvé de tellement de choses ! C’était paniquant et très apeurant. La belle brune transpirait fortement même si elle n’était vêtue que de ses sous-vêtements roses. Elle porta une main au front et tenta de se calmer … Juliette avait rêvé que quelqu’un s’introduisait dans sa chambre et que cette personne patientait calmement qu’elle ne se réveille. L’adolescente jeta des regards inquiets vers la pénombre, elle tremblait ! La comédienne se leva d’un bond et alluma la lumière d’un geste sec, elle se dirigea ensuite vers sa garde-robe et ouvrit les portes de façon à voir parfaitement que personne ne se cachait à l’intérieur. Elle regarda sous son lit et même dans la salle de bain. Miss Mowens était terrorisée ! Elle ne pouvait pas sortir, il était bien trop tôt et elle ne pouvait pas dormir à nouveau se serait beaucoup trop dur. La jeune fille se contenta de lire la suite d’un livre à l’eau de rose … Elle avait besoin de penser à autre chose ! Très vite le soleil se leva et elle alla se préparer pour sortir. Elle voulait voir des gens être entourée de personne aptes à la protéger. Juliette se vêtit d’une adorable robe blanche et enfila ensuite un long manteau bleu par-dessus. Elle ne se souciait nullement du fait que les couleurs se marient bien ou pas ensemble. Elle faisait partie des Talents, les gens qui ne craignaient pas les préjugés et qui étaient dans un sens les plus libres de Shiva !

    Une paire de botte et elle était prête à quitter sa chambre. Elle ferma la porte derrière elle et continua son chemin. Où pouvait-elle se réfugier à cette heure si matinale ? Juliette plongea les mains dans les poches et décida d’aller à la plage. Lorsqu’elle arriva là-bas elle constata que d’autres adolescents étaient eux aussi regroupés à cet endroit. La demoiselle n’avait pas beaucoup l’occasion de parler à des personnes de son âge … Elle n’avait que dix-huit ans et peu d’habitants étaient si jeunes. En général ils possédaient tous vingt ans ou même vingt-deux. Peu d’années en plus qu’elle mais tout de même assez pour qu’elle se sente petite face à eux. Juliette vint voir ces inconnus, quatre garçons tous très beaux, musclés et au sourire angéliques. L’un d’eux la regardait avec un air étrange comme s’il désirait la dévorer … La belle brune prit alors la parole sur un ton amical :

    « - Bonjour ! Je suis F456T »

    Ils la regardèrent tous avec de grands yeux comme si elle venait de leur expliquer qu’elle était l’une de ces personnes qui hurlent à tout le monde que Shiva est une illusion et que ce monde paradisiaque est irréel. Juliette posa les mains sur les hanches, elle n’aimait pas le silence qui s’installait sur les lieux, ils semblaient tous profondément choqués. Pourquoi ? La belle brune ne tarda pas à comprendre … Des Soldiers arrivaient formant un petit groupe. Ils étaient cinq ! Trois hommes grands et effrayants tenant leur arme bien en main et deux jeunes femmes ravissantes. Ils vinrent se planter devant le groupe d’adolescents qui froncèrent tout de suite les sourcils. Juliette connaissait très bien l’un des trois hommes, un soldat très gentil avec qui elle avait beaucoup parlé un soir où elle s’était perdue dans Shiva lorsqu’elle était encore nouvelle. Il ouvrit de grands yeux et dit sur un ton sévère :

    « -F456T ! Venez tout de suite ici ! »

    Juliette ouvrit de grands yeux mais obéi à l’homme, elle lui faisait confiance ! Assez pour savoir qu’il prendrait soin d’elle et la protègerait contre tout le monde. Elle avait besoin d’une personne comme lui aujourd’hui ! Quelqu’un qui serait capable de la réconforter. La belle brune s’avança vers lui et vint se planter à sa droite. Elle voulait le serrer dans ses bras pour qu’il la réconforte mais il semblait assez occupé. Les Soldiers s’avancèrent d’un pas et Juliette recula … Elle ne comprenait pas pourquoi les cinq soldats s’attaquaient à ces jeunes gens jusqu’à ce que l’un des jeunes s’énerva.

    « - Vous allez nous coller pendant toute la semaine ? »


    Les soldats semblèrent vexé et l’un d’eux se dirigea vers l’imprudent prêt à lui faire du mal … Juliette détestait la violence et elle ne voulait pas qu’ils se battent. L’un des autres Soldiers bloqua de la main son collègue. Les adolescents étaient devenus craintifs, ils serraient les dents et les poings à première vue prêts à combattre. Pourquoi des Essentials étaient-ils sur la plage ? Ils n’avaient rien à faire ici ! La belle brune fronça les sourcils lorsque l’une des jeunes femmes prit la parole, celle-ci semblait à première vue si fragile … Et pourtant son ton était si rude !

    « - Vous ne vous souvenez pas de ce mardi jeune homme ? »

    Les Essentials levèrent les yeux au ciel, Juliette ne savait pas ce qu’ils avaient fait … Peut-être avaient-ils créés une nouvelle scène de violence ? L’adolescente ne voulait plus rester ici elle déposa ses lèvres sur la joue du soldat qu’elle connaissait et fit un petit signe de la main en agitant les doigts en direction des jeunes gens avec qui elle aurait aimé discuter. Elle entendit des paroles méchantes s’élever dans les environs et la demoiselle haussa les épaules en laissant s’échapper un long soupir. Elle retourna chez elle mais … Elle ne savait pas vraiment quoi faire ! C’était d’un ennui de rester chez elle à lire de gros livres. Juliette vit les heures défiler puis elle décida d’aller rendre visite aux animaux qu’elle aimait tant. De grands et beaux chevaux ! Elle sauta de son lit et ouvrit la porte en se dirigeant à toute vitesse vers le quartier E. La belle brune était terrorisée mettre un pied dans cet endroit la faisait trembler. Les gens la regardaient avec mépris, il la voyait comme une intruse. Juliette se dirigea en fixant le sol de peur de croiser leurs regards haineux. Elle arriva enfin près des chevaux, elle les caressa avec tendresse et douceur jusqu’à ce qu’elle aperçoive la silhouette de cet homme qui s’occupait de ces animaux. Elle ne l’aimait pas beaucoup comme tous les autres Essentials … Il était méchant envers elle ! Juliette tentait toujours de parler avec lui et d’être gentille mais il la rejetait sans se soucier de ce qu’elle pourrait ressentir. Miss Mowens trouvait qu’il possédait un certain charme ! Peut-être était-ce le fait qu’il soit effrayant ? Elle ne savait pas pourquoi mais elle le trouvait très attirant. Bien sûr jamais elle ne tenterait de s’approcher de lui … Il la voyait comme une gamine insignifiante et encombrante. Juliette se dirigea d’un pas joyeux vers lui car elle avait vu le magnifique cheval qu’il avait escorté.

    La demoiselle s’arrêta face à lui et lui fit un grand sourire, elle passa une main sur le beau cheval et jeta un regard à l’homme en espérant voir dans ses yeux autre chose que du mépris et de l’exaspération. Juliette aurait aimé avoir des amis Essentials ! Des gens qui lui permettraient de comprendre que même s’ils travaillaient dans une ferme, ils pouvaient être gentils et accueillants. Miss Mowens ne vit aucune sympathie dans les yeux de cet inconnu … Elle avait parlé plusieurs fois avec lui-même plus qu’il l’aurait désiré ! Et elle se décida une nouvelle fois à lui parler tentant toujours vainement de lier une petite amitié avec lui.

    « - C’est un très beau cheval ! »

    Elle lui fit un grand sourire et attendit avec impatience sa réaction … Peut-être ne parlerait-il pas ! Peut-être se contenterait-il de lever les yeux au ciel et de continuer son chemin mais elle ne manquerait pas une occasion de lui dire une nouvelle fois qu’il était méchant … Et s’il devenait trop effrayant elle se plaindrait auprès des Soldiers. Juliette était telle une héritière capricieuse. Elle désirait avoir la sympathie de tout le monde et si quelqu’un avait la malchance de s’emporter avec elle … La miss faisait un rapport exact aux soldats qui se chargeaient de régler le problème. L’homme qui s’occupait des chevaux avait lui aussi déjà eu droit à une visite de soldats grâce à Juliette … Il en gardait un bon souvenir ! Le coup qu’il avait reçu en pleins estomac lui restait probablement encore dans l’esprit !

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Samuel C. -M448E-

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MessageSujet: Re: No more good guys [Juliette & I]   Ven 26 Déc - 0:59

    Samuel avait un peu du mal à cerner la gamine. Il ne comprenait pas cet acharnement qu'elle entretenait à son égard. Pourtant, à son regard, il paraissait assez clair qu'il n'aimait pas qu'elle vienne traîner dans ses pattes, et encore moins qu'elle ne flatte la jaquette de ses petits protégés. Il fallait être aveugle pour ne pas constater l'aversion qu'il avait à son égard. Un simple coup d'oeil suffisait à constater qu'il en avait ras-le-bol. Mais non, elle continuait à venir le harceler chaque fois qu'elle en avait l'occasion, se fourrant à ses côtés en bavassant comme une pie alors qu'il essayait tant bien que mal de faire abstraction de son encombrante présence. Mais c'était difficile. Voilà la raison pour laquelle il appréciait la compagnie de Lexie, et son silence. Voilà une fille charmante avec laquelle il aimait passer du temps. Pas une bavarde à la voix stridente.

    Le pire dans tout ça, c'est que cette fillette se comportait comme une enfant gâtée. La dernière fois qu'elle était venue au ranch et qu'elle l'avait croisé, il lui avait assez peu gentiment fait comprendre qu'il valait mieux pour elle qu'elle foute le camp, et elle avait daigné se bouger les fesses ailleurs. Avant de revenir quelques minutes plus tard, entourées par quelques uniformes qui n'eurent aucun mal à le faire descendre de cheval. Une fois par terre, ils ne cherchèrent même pas à connaître son point de vue, et l'un d'eux lui décocha un formidable crochet du droit en plein ventre. A ce souvenir, son estomac en tremblait encore. Il avait été obligé de succomber à la gravité et de s'écrouler sur le sol, remarquant que la petite peste pavanait d'avoir obtenu pareille vengeance. Alors là, c'était fichu pour elle. Elle était officiellement en tête de sa liste noire.

    Donc quand elle vint se planter en face de lui, lui barrant ainsi la route et l'obligeant à freiner ses deux chevaux, il soupira assez lourdement pour qu'elle, tout comme les trois ou quatre Essentials autour de lui, entende parfaitement ce son pas très gracieux. Il leva les yeux au ciel, pas étonné le moins du monde qu'elle agisse de la sorte, puis vint planter son regard dans le sien si naïf, tandis qu'elle claquait une phrase des plus innocentes comme pour tenter de l'amadouer. Non mais, elle se croyait où? Et vas-y que j'amène les soldats te tabasser, et vas-y que la semaine d'après, je te fais les yeux de biche. Elle était quand même complètement cinglée, ou alors masochiste. A croire que l'entendre se faire insulter ou envoyer paître, ça lui faisait plaisir. Une vraie folle.

    Elle plaqua sa main contre la robe de Sweetie, nerveuse il le sentait bien, et il craignait l'incident diplomatique. Heureusement, la pouliche garda son calme pendant que la gamine la caressa, mais Samuel serra un peu plus les rênes entre ses mains fermes, rapprochant l'animal de lui pour éviter le moindre dégât corporel. Le sourire de son "interlocutrice" le répugnait. Il aurait eu envie de lui casser les dents une par une plutôt que de revoir ce sale facial jovial une fois de plus. Décidément, il était dans une journée noire, mais alors là, c'était le bouquet. Immédiatement, il songea à une bouteille de scotch pour tenter de trouver du réconfort, mais le souvenir vague de sa cuite de la veille n'était pas si bon. La migraine était encore dans sa tête, et le son de la voix du matricule Talent en face de lui la réveillait.

    Mais casse-toi!

    En réalité, il aurait mieux fait de filer droit sans lui accorder aucune importance, la snobant du mieux qu'il pouvait tandis qu'elle s'égosillerait en lui adressant une tonne de reproches. Mais bien sûr, ses nerfs étaient bien entaillés pour la journée et la confrontation semblait pour le moins inévitable. Il avait en fait très envie de passer ses nerfs usés sur quelqu'un. Elle tombait finalement à pic, bien que la vision de lui même dans un bain de sang n'était pas si réjouissante que ça.

    - Déjà de une, on est pas à Barbie Land. C'est pas un cheval, c'est une pouliche. Un bébé cheval fille tu sais?

    Il avait pris un air niais et surtout fouteur du monde, comme si elle avait 5 ans. C'était d'ailleurs presque le cas selon lui. Elle était inconsciente et totalement déséquilibrée. Après tout, quand on ne savait pas, on se taisait. Si ça avait été un étalon, elle se serait sans doute pris un coup de sabot en plein œil droit d'ailleurs. Ca aurait pu être drôle. Quoiqu'on aurait encore dit que c'était de sa faute...

    - Et de deux, quand on ordonne à des gens plus imposants qu'un gratte-ciel de venir me casser la tête sans raison, on vient pas après se la jouer sainte Sophie auprès de moi. Alors t'es gentille, mais tu te casses avant que je devienne grossier, ou violent, voire les deux en même temps.

    C'était clair. Net. Précis. Et rustre au possible. Oui, décidément, cette réponse lui plaisait bien. Elle lui ressemblait clairement. Bon, ensuite, il risquait de se faire péter l'arcade sourcilière par un gaillard, mais tant pis. Il n'allait pas se laisser faire, et puis quoi encore?

    Il contournait alors délicatement la gamine qui fulminait visiblement, et poursuivit son chemin paisiblement, au pas, fier comme un coq de sa répartie. Pourtant, il eut l'étrange sensation d'être suivi ou tout du moins, observé. Il se retourna et constata alors qu'elle continuait à le fixer de son air en colère ou bien triste, il n'aurait su dire. Il ne s'attardait pas tellement sur son visage. Instantanément, Daemon et son escorte s'arrêtèrent à sa demande et il plaqua une main sur la croupe de sa monture, s'appuyant sur elle pour s'abaisser un peu plus afin de distinguer le visage de la fille.

    - Mais bon sang, t'es stupide ou masochiste toi? Tu comprends pas que je veux pas de toi dans mes pattes? Vas te faire une copine cow-girl ou j'en sais rien, mais lâche-moi la grappe. Si je veux pas être ton pote, ça sert à rien de me harceler comme ça enfin!

    Il soupira, exaspéré, songeant à quelle cow-girl pourrait bien supporter cette greluche. Tammy? A cette pensée, un rire discret s'échappa de ses lèvres tandis qu'il regardait à nouveau droit devant lui, près à continuer sa route.
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Juliette M. -F456T-

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MessageSujet: Re: No more good guys [Juliette & I]   Ven 26 Déc - 2:11

[By Perle]

    Les larmes montaient aux yeux de Juliette, pourquoi ressentait-il toujours cette envie d’être méchant ? Il s’amusait de voir un sourire disparaître pour laisser place à des yeux brillants ? Aimait-il voir des gens tristes de sa faute ? Miss Mowens venait ici uniquement pour les chevaux … Elle essayait de lui parler car il est vrai que sans personne pour vous apprendre à monter sur ces grandes créatures vous êtes un peu perdu. Mais ce matricule ressentait l’envie de la tourmenter, de la mettre en colère et peut-être même de tester ses limites. Il savait pourtant très bien que finalement les soldats lui tomberaient dessus et ceux-ci allaient perdre patience. Ce n’était pas la première fois que quelqu’un se plaignait de cet homme si désagréable ! Et les Soldiers devenaient de plus en plus violents envers lui … Juliette fronça les sourcils, elle pouvait comprendre qu’il ne l’aime pas et même admettre qu’elle devrait adopter un ton moins gentil avec lui. Mais il se permit de se moquer ouvertement d’elle ! Chose qu’elle détestait au plus haut point. Non, elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds. L’Essential allait comprendre que la poupée Barbie pouvait avoir elle aussi de la répartie ! S’il croyait s’en sortir aussi facilement, il se trompait sur toute la ligne. Juliette croisa les bras sur la poitrine et ouvrit de grands yeux suite à sa seconde remarque … Il allait recevoir la plus grosse gifle qu’il n’avait jamais reçue ! Cet homme était vraiment incroyable.

    « - Des menaces !? Je suis enchantée de voir que tu n’as pas changé depuis la dernière fois. Je suis venue ici pour voir les chevaux et être sympathique au maximum avec toi … Mais tu t’obstines à être vexant. Et je suis une habitante de Shiva tout à fait normale ! J’ai parfaitement le droit de venir voir ces chevaux ! C’est clair ! J’aimerais désormais que tu me parles plus correctement et que tu cesses de me prendre pour une idiote !»

    Ses paroles s’étaient transformées en cris, elle hurlait à présent se contre-fichant des regards tournés vers eux. Si cet homme voulait la guerre, il allait la trouver malheureusement pour lui les soldats était du côté de Juliette. Le pire était que l’individu avait affirmé n’avoir rien fait qui puisse attirer les matricules Soldiers à lui. Miss Mowens se souvenait -contrairement à lui- parfaitement bien de ce qu’il lui avait dit et de ce qu’il avait fait … Était-il dans son état normal ce jour-là ? Peut-être pas ! Mais cela ne l’excusait en rien. Il n’avait nullement le droit de venir ici à Shiva et de se prélasser tranquillement. Il devait obéir ! Et la seule chose qu’il savait faire était d’exhiber fièrement les chevaux … Il la contourna ensuite pour s’éloigner quelque peu d’elle. Juliette le suivit du regard, dans ses iris se lisait méchanceté et tristesse. Elle voulait lui arracher les yeux et en même temps lui demander pourquoi tant de haine ? La jeune fille le vit revenir vers elle, il reprit alors la parole. Une nouvelle fois, il la poussa à bout et bravo monsieur avait réussi son coup ! La gifle s’était envolée plus vite que jamais. La main de la jeune fille s’était écrasée avec violence sur la joue de l’individu … Masochiste ? Stupide ? Mais … Qui était-il pour la qualifier de ce genre de chose.

    « - Je ne suis ni masochiste ni stupide ! Par contre vous, vous l’êtes ! Je peux vous jurer que vous allez avoir de très gros problèmes avec les matricules soldats et cette fois un coup de poing dans le ventre ne sera pas suffisant. Je vais vous faire payer votre méchanceté. »

    Telle une furie, elle s’était retournée mais soudain s’arrêta … Pourquoi s’arrêter ici et maintenant ? Non ! C’était absurde. La jeune fille revint vers lui ne craignant désormais plus rien venant de sa part. Que pourrait-il lui faire ? L’attaquer ?! Certainement pas ! Sachant très bien le traitement que Shiva inflige aux hommes brutalisant des jeunes filles … S’il tenait à rester en vie, ses poings devraient rester loin de Juliette. Miss Mowens posa les mains sur les hanches, elle allait lui dire ce qu’elle pensait de lui ! Il s’était permit de la juger sans même apprendre à la connaître. Très bien ! Elle aussi se baserait sur sa première impression et sur ses préjugés pour se créer son opinion. Juliette recommença sur un ton neutre à présent :

    « - Vous avez été sincère avec moi, je vais l’être avec vous ! Vous êtes une personne ignoble et que tout le monde déteste. Vous n’êtes pas capable de vous approcher de qui que ce soit sans vous créer un quelconque problème. Vous êtes immature, violent et complètement impulsif. Je pourrais aisément vous dénoncer en tant que fou ! Comment pourriez-vous faire partie de l’élite humaine avec tant de défaut ?! C’est impossible. Vous avez parlé d’une Sainte Sophie … Je ne sais absolument pas qui est cette dame. Je suis persuadée que vous êtes l’une de ces personnes qui s’amusent à hurler à tout Shiva que le monde n’est qu’illusion. Et vous savez quoi ? Continuez à être aussi méchant et je me ferais une immense joie de présenter tout mes arguments ! »

    Elle lui servit un sourire sadique, elle pouvait le piéger ! Dans son énervement, il avait fait une grosse erreur … Tant pis pour lui. Désormais Juliette se posait de sérieuses questions à son sujet et si elle en informait les soldats, le jeune homme risquait d’avoir le double de problème qu’il n’a déjà en ce moment. Miss Mowens continua à le dévisager et soudain elle repensa à son Essential préféré. Elle se calma, se répétant intérieurement qu’ils n’étaient pas tous comme cet ignoble personnage ! Que certains E étaient admirables … Elle prit une grande inspiration et ferma les paupières, les bruits de pas des soldiers semblaient proche. Ils arrivaient, alertaient probablement par les hurlements de la miss qui était devenue rouge comme jamais. Cet homme l’avait mise hors d’elle et maintenant … Maintenant elle voulait tout simplement monter sur ce cheval !

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No more good guys [Juliette & I]
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